Socgen confiante sur Bâle III, résultats T3 en forte baisse

jeudi 8 novembre 2012 07h06
 

PARIS, 8 novembre (Reuters) - La Société générale a annoncé jeudi que les efforts de réduction de bilan engagés ces derniers mois lui permettraient d'atteindre ses objectifs de solvabilité en 2013 après avoir publié des comptes trimestriels plombés par de nouvelles charges et moins-values.

La banque française, dont les résultats du deuxième trimestre avaient été lestés par des dépréciations sur ses filiales en Russie et aux Etats-Unis, précise dans un communiqué être en capacité d'atteindre un ratio "common equity tier 1" sous Bâle III compris entre 9 et 9,5% à la fin de l'an prochain.

La Société générale souligne qu'avec 16 milliards d'euros d'actifs vendus depuis juin 2011, le programme de cessions de sa banque de financement et d'investissement (BFI) est terminé et que les annonces des ventes de ses filiales et participations au troisième trimestre lui permettront d'améliorer encore son profil de risque.

Marqué par deux éléments exceptionnels, la réévaluation de la dette du groupe et des valorisations des couvertures de son portefeuille de crédit, le produit net bancaire de Société générale recule de 18,3% sur la période juillet-septembre à 5,39 milliards d'euros.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un PNB de 5,5 milliards d'euros. En excluant ces éléments, les revenus de la banque affichent une progression de 8,7%.

Le résultat net chute de 86,3% à 85 millions d'euros, grevé notamment par des moins-values de cessions comptabilisées à hauteur de 235 millions en Grèce (Geniki) et aux Etats-Unis (TCW). Les analystes prévoyaient en moyenne un résultat net de 139,1 millions.

La banque n'a pas communiqué de perspectives financières mais lors d'une interview accordée à Reuters Insider, le PDG Frédéric Oudéa a estimé que la croissance mondiale resterait molle en 2013. (voir )

* Communiqué: link.reuters.com/jyh79s

* L'interview Reuters Insider: link.reuters.com/cyg83t

* LE POINT sur les banques

(Matthias Blamont, Lionel Laurent, édité par Pascale Denis)