PPR maintient sa croissance organique à 12% dans le luxe

jeudi 25 octobre 2012 17h49
 

PARIS, 25 octobre (Reuters) - PPR a vu la croissance organique de ses marques de luxe ralentir au troisième trimestre, sous le coup du tassement de l'économie chinoise et de la crise en Europe, tout en se maintenant à un niveau encore élevé.

Comme les autres acteurs du luxe, PPR a ralenti la cadence après des taux de progression explosifs, mais le groupe signe une des rares croissances organiques à deux chiffres du secteur.

Le groupe, propriétaire de Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Puma, mais aussi Redcats et Fnac (deux actifs déconsolidés, l'un promis à la vente depuis plus d'un an, l'autre à une introduction en Bourse en 2013) a vu ses ventes totaliser 2,561 milliards d'euros, signant une croissance de 16,3% en données publiées et de 6,6% à taux de change constants.

Très attendue, la croissance organique du luxe (Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent ou Balenciaga) a décéléré, mais a encore atteint 11,9%, après des progressions de plus de 17% au cours des deux premiers trimestres et une base de comparaison particulièrement élevée (+25% il y a un an).

PPR fait ainsi nettement mieux que LVMH, dont le pôle mode et maroquinerie a ralenti à 5% au troisième trimestre, avec une croissance organique estimée par les analystes aux environs de 6% à 7% pour Louis Vuitton, la marque phare du groupe qui compte pour plus de la moitié de ses profits. (voir et )

Chez Gucci, poids lourd du pôle luxe de PPR, la croissance a décéléré à 7% (après 10% au deuxième trimestre et 11,6% au premier), un chiffre parfaitement en ligne avec le consensus des analystes interrogés par Reuters.

Les pépites Bottega Veneta et Yves Saint Laurent, qui volent la vedette à la griffe florentine depuis plusieurs trimestres, ont encore signé des progressions spectaculaires, bien qu'en retrait, de 20,6% et 26,7% respectivement.

Ces performances contrastent avec celles du pôle "sport et lifestyle". L'équipementier sportif Puma a vu ses ventes rester stables et sa rentabilité plonger, tandis que la marque américaine Volcom, inspirée des sports de glisse, a vu son chiffre d'affaires chuter de 13%. (Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)