Les revenus publicitaires de YouTube déçoivent Google /Presse

mercredi 9 juillet 2008 14h00
 

SAN FRANCISCO, 9 juillet (Reuters) - Le chiffre d'affaires publicitaire de YouTube devrait s'élever à 200 millions de dollars cette année, soit moins que prévu par par sa maison-mère Google (GOOG.O: Cotation), rapporte le Wall Street Journal, citant deux sources proches du dossier.

Google a considérablement réduit le nombre de publicités intégrées à des vidéos présentées sur YouTube pour ne pas les associer à des vidéos enfreignant le droit d'auteur, selon le quotidien.

Google et YouTube sont poursuivis en justice pour avoir enfreint les lois sur les droits d'auteurs dans deux cas impliquant le site de partage de vidéos. Dans une autre affaire, le plaignant est la Premier league anglaise.

Selon une source, le numéro un de la publicité en ligne n'intègre des publicités à des vidéos sur YouTube que si celles-ci ont été validées par des sociétés de médias ou d'autres partenaires, ce qui ne représente que 4% de l'ensemble des contenus de la plate-forme.

Les 96% restants sont majoritairement des vidéos réalisées par les internautes, dont l'origine n'est pas précisément connue et pour lesquelles la question des droits d'auteur reste souvent incertaine. Les annonceurs hésitent donc à y associer des publicités.

Le géant de l'internet prévoirait par ailleurs d'accepter d'ajouter des publicités qui seraient diffusées avant ou après certaines vidéos. Selon l'une des sources, ce format publicitaire, bien que considéré comme efficace par les annonceurs, n'est pas très bien vu des internautes.

L'examen attentif du système de ventes publicitaires de YouTube auquel a procédé Tim Armstrong, le chef des ventes publicitaires de Google pour l'Amérique du Nord, a permis d'identifier une centaine de problèmes, rapporte le Wall Street Journal.

"Au cours des derniers mois, nous avons beaucoup appris au sujet de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas pour notre communauté de membres et pour nos annonceurs", a déclaré un porte-parole de YouTube, tout en refusant de commenter les chiffres précis cités par le quotidien. /MR

(Ajay Kamalakaran à Bangalore et Eric Auchard à San Francisco, version française Myriam Rivet)