SocGen -Résultat net 1er trimestre en baisse de 23,4%

mardi 13 mai 2008 07h03
 

PARIS, 13 mai (Reuters) - La Société générale a annoncé mardi un bénéfice net en recul de 23,4% mais néanmoins supérieur aux attentes pour le premier trimestre, une importante plus-value et d'autres éléments exceptionnels positifs ayant permis à la banque de neutraliser l'impact toujours élevé de la crise des marchés du crédit.

Celle-ci s'est traduite dans les comptes du trimestre par près de 1,5 milliard d'euros de dépréciations et pertes sur actifs, contre 990 millions attendu en moyenne par les analystes interrogés par Reuters. Sur ce total, 1.223 millions concernent les activités de banque de financement et d'investissement (notamment le portefeuille de structurations de crédits immobiliers américain) et 274 millions la gestion d'actifs. Mais la crise a entraîné dans le même temps des effets comptables positifs pour 1.266 millions d'euros, grâce à l'évolution de la valorisation aux prix de marché des instruments de couverture du portefeuille de crédit (+743 millions) et de la dette émise par la banque (+523 millions).

En recul de 23,4% par rapport à la référence, élevée, du premier trimestre 2007, le bénéfice net, part du groupe, s'est élevé à 1.096 millions d'euros, soit sensiblement au-dessus des anticipations (924 millions pour la prévision moyenne du consensus Reuters).

Il intègre une plus-value de 602 millions dégagée sur l'apport de la filiale Fimat à Newedge, une nouvelle coentreprise avec le Crédit agricole spécialisée dans le courtage de produits dérivés cotés.

Le résultat brut d'exploitation accuse une baisse de 24,4%, à 1.774 millions (1.749 millions attendu), avec des revenus de 5.679 millions d'euros (-8,6% à données constantes) et des coûts 3.905 millions (+3,4%) eux aussi supérieurs aux prévisions (5.367 millions pour le PNB et 3.607 millions pour les coûts).

Le coût du risque a été multiplié par plus de trois, à 598 millions d'euros. La banque souligne que cette évolution tient à des provisions non récurrentes de 292 millions sur quelques dossiers spécifiques et ne traduit pas une dégradation de l'environnement de risque sur les entreprises. Retraitée de leur impact, la dotation nette du trimestre est un peu meilleure que les attentes (-330 millions). /YLG

(Yann Le Guernigou)