Casino stabilise ses ventes au T4 à changes constants

jeudi 14 janvier 2016 07h53
 

PARIS, 14 janvier (Reuters) - Casino a annoncé jeudi un chiffre d'affaires quasiment stable au quatrième trimestre en données organiques, marqué par un tassement de sa dynamique en France et une moindre chute de ses activités dans l'électronique et l'équipement de la maison au Brésil.

Le groupe, qui a dit disposer d'une "bonne visibilité sur sa rentabilité en France", a confirmé prévoir un Ebitda significativement supérieur en France au deuxième semestre 2015 par rapport à celui de 2014.

Casino, qui tiendra une conférence téléphonique avec les analystes à 8h30, devrait revenir sur ses perspectives opérationnelles et son désendettement, après une étude du cabinet Muddy Waters mettant en cause sa structure complexe et sa capacité à faire face à ses engagements financiers.

Le distributeur a fait état d'un chiffre d'affaires de 11,79 milliards d'euros - supérieur aux 11,6 milliards attendus par les analystes - accusant un plongeon de 11,2% en données publiées, pénalisé par le décrochage du real brésilien.

A taux de change constants, hors essence et effets calendaires, les ventes ont reculé de 0,3%, après une baisse de 0,5% au troisième trimestre.

En France, la dynamique s'est tassée en données comparables(+1,4% après +2,4%), avec une hausse de 3,0% dans les hypermarchés Géant (+3,9% au 3e trimestre), des ventes inchangées dans les supermarchés et chez Monoprix, et une légère accélération dans le format discount Franprix-Leader Price (+1,9% après +1,7%).

Au Brésil, GPA, numéro un de la distribution, est parvenu à stabiliser ses ventes dans l'alimentaire, tandis que sa filiale Via Varejo, touchée de plein fouet par la récession, a vu ses ventes limiter leur baisse à 15,2% après un décrochage de 24,7% au trimestre précédent.

Les activités de e-commerce regroupées sous la bannière Cnova sont quant à elles passées dans le rouge avec un chiffre d'affaires en baisse de 5,9% à change constants, plombé par une chute de 20% au Brésil.

En outre, Cnova a annoncé une provision d'environ 30 à 35 millions d'euros après des irrégularités dans la gestion des stocks, une surestimation du chiffre d'affaires et des dépréciations sur les produits abîmés ou retournés. (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)