Safran relève ses objectifs grâce à ses services pour moteurs

jeudi 30 juillet 2015 07h00
 

PARIS, 30 juillet (Reuters) - Safran a relevé nettement jeudi ses objectifs pour 2015, grâce à son activité de services du moteurs civils, dont la croissance pourrait atteindre cette année quasiment le double de sa prévision initiale.

L'équipementier spécialisé dans l'aérospatiale, la défense et la sécurité précise désormais tabler sur une augmentation de son résultat opérationnel courant ajusté d'environ 15% au lieu d'un peu plus de 10% auparavant, après une hausse de 22,5% au premier semestre à 1,171 milliard d'euros.

Safran estime aussi que la croissance de son chiffre d'affaires pourrait dépasser 10% cette année si le taux de change "spot" moyen de l'euro se maintient à 1,12 dollar, soit plus que la hausse de 7-9% prévue actuellement à une parité d'un euro pour 1,20 dollar.

Au premier semestre, le chiffre d'affaires a progressé de 16,6% à 8,403 milliards d'euros, notamment grâce à l'appréciation du billet vert, donnant une croissance organique de 5%.

Mais le groupe compte surtout sur la croissance de son activité de moteurs civils libellée en dollars, qui pourrait atteindre 16 à 19% au lieu du rythme d'environ 10% prévu jusqu'ici, après un bond de 27,8% au premier semestre, grâce aux premières révisions de moteurs CFM56 et GE90, dans un contexte "favorable" pour les compagnies aériennes.

Les prévisions pour 2015 ne tiennent notamment pas compte des effets potentiels de la finalisation d'Airbus Safran Launchers. Safran avait estimé fin février qu'il devrait verser 800 millions d'euros à Airbus Group pour atteindre la participation de 50% prévue dans leur coentreprise dans les lanceurs spatiaux lancée en décembre 2014.

Safran précise aussi avoir chargé un établissement financier de vendre ses 2,2 millions d'actions restantes dans Ingenico , dont il attend le produit de cession au plus tard en décembre.

Le groupe avait cédé en mai 5,5% du capital du spécialiste des services de paiement à Bpifrance Participations pour 363,6 millions d'euros, tout en précisant qu'il comptait vendre sa participation résiduelle d'environ 3,6%. (Cyril Altmeyer et Tim Hepher, édité par Jean-Michel Bélot)