30 avril 2009 / 07:05 / il y a 8 ans

LEAD 1 BASF - Doutes sur le niveau du dividende après le T1

* L'objectif de maintien du dividende semble de plus en plus difficile à tenir

* L'Ebit en baisse de 58% au T1 à 985 mlns d'euros

* Le bénéfice net en recul de 68% à 375 mlns

* Prévision confirmée de baisse du CA et de l'Ebit annuels

LUDWIGSHAFEN, Allemagne, 30 avril (Reuters) - BASF BASF.DE a laissé entendre jeudi que son objectif de maintenir un dividende stable s'éloignait, la demande de ses principaux clients dans l'automobile et la construction ne montrant aucun signe de reprise.

Le groupe allemand, numéro un mondial de la chimie, a expliqué que l'objectif de gagner au moins le coût du capital, une condition préalable posée par le président du directoire, Jürgen Hambrecht, au maintien l'année prochaine du dividende au niveau de celui de cette année (1,95 euro) devenait de plus en plus difficile à atteindre.

Au premier trimestre, BASF a réalisé un bénéfice avant impôt et charges financières (Ebit) hors exceptionnels en baisse de 58% à 985 millions d'euros, un résultat supérieur au consensus Reuters, qui ressortait à 744 millions sur la base des estimations de 16 analystes.

Le groupe confirme anticiper pour l'ensemble de l'année une baisse de ses ventes et un recul plus marqué encore de son bénéfice d'exploitation.

Même le rachat du suisse Ciba, bouclé au début du mois, pour 3,4 milliards de francs (2,3 milliards d'euros) ne suffira pas à empêcher la baisse du chiffre d'affaires, admet-il.

"Il n'y a actuellement aucun signe de retournement de cette tendance", dit Hambrecht.

Le bénéfice net est tombé à 375 millions d'euros au premier trimestre, contre 1,17 milliard un an plus tôt.

Pour contrer la crise, BASF prévoit donc d'accélérer la mise en oeuvre de ses mesures de réduction des coûts. Il prévoit ainsi supprimer au moins 2.000 postes avant la fin de l'année sur un effectif global de 97.000 personnes.

Comme ses grands concurrents américains Dow Chemical (DOW.N) ou DuPont (DD.N), BASF est particulièrement exposé à la crise en raison de l'importance dans son chiffre d'affaires de secteurs tels que l'automobile ou la construction. A ce facteur s'ajoute l'importance des dépenses de fonctionnement dans le secteur de la chimie.

Frank Siebelt et Ludwig Burger, version française Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below