31 juillet 2009 / 05:41 / il y a 8 ans

LEAD 2 Rexel restructure sa dette, accélère la baisse des coûts

* Baisse des résultats et des ventes au S1

* Renégociation des engagements bancaires

* Accélération de la réduction des coûts

* Hausse du titre

(Actualisé avec conférence téléphonique, cours)

PARIS, 31 juillet (Reuters) - Rexel (RXL.PA) a annoncé vendredi une restructuration de sa dette et une accélération de son programme de réduction de coûts dans un contexte de forte baisse de son chiffre d‘affaires et de ses résultats.

Le leader mondial de la distribution de matériel électrique a obtenu de ses créanciers un réchelonnement de sa dette, le maintien d‘une ligne de crédit multidevises de 585 millions d‘euros et un relèvement des limites de son ratio d‘endettement portées à 5,15 au 31 décembre 2009 (contre 4,50 précédemment) et à 3,75 au 30 juin 2012 (3,50).

Le nouvel échéancier de la dette prévoit le remboursement de 122,5 millions d‘euros en décembre 2009, de 262,9 millions à fin 2010 et fin 2011 et de 1.456,6 millions fin 2012.

En contrepartie, le groupe a remboursé par anticipation ce mois-ci 210 millions d‘euros sur les 2.135 millions tirés à fin juin et s‘est engagé à suspendre le versement d‘un dividende en 2010 et tant que son ratio d‘endettement sera supérieur ou égal à 4. Rexel limitera aussi ses investissements opérationnels à 0,75% du chiffre d‘affaires tant que son ratio d‘endettement, défini comme le rapport entre l‘endettement net consolidé ajusté et l‘EBITDA consolidé ajusté, sera supérieur à 4.

“La renégociation de nos engagements bancaires (permet) d‘améliorer de façon pérenne la flexibilité financière du groupe. Le soutien unanime de nos prêteurs témoigne de leur confiance dans la stratégie du groupe et dans ses fondamentaux”, a déclaré Jean-Charles Pauze, le président du directoire de Rexel dans un communiqué.

L‘accord de renégociation de la dette prévoit une révision en hausse de la marge applicable aux montants tirés comprise entre 125 et 200 points de base selon le niveau du ratio d‘endettement ainsi que le versement d‘une commission exceptionnelle de 75 points de base (environ 20 millions d‘euros).

Au 30 juin, l‘endettement net a été réduit à 2.708 millions d‘euros, contre 2.932 millions d‘euros au 31 décembre 2008, et le taux d‘endettement a été ramené à 4,13.

La liquidité s’élevait à 1,2 milliard d‘euros, dont 613 millions d‘euros de trésorerie nette des découverts et les 585 millions d‘euros non tirés sur les lignes de crédits.

Vers 9h40, le titre progressait ainsi de 3,2% à 7,46 euros, portant sa progression à près de 57% depuis le début de l‘année.

“LE POINT BAS N‘EST PAS ENCORE DEPASSE”

Confronté à une baisse de son chiffre d‘affaires de 17,9% en base comparable et à nombre de jours constants au premier semestre (-6,4% en publié) à 5,6 milliards d‘euros, Rexel a accéléré son programme de révision de coûts le portant à 210 millions sur l‘année contre 170 millions précédemment.

Le groupe est aussi parvenu à améliorer de 40 points de base son taux de marge brute au premier semestre à 24,5% contre 24,1% un an auparavant grâce à de meilleures conditions d‘achat et un mix produit et géographique plus favorable.

L‘Ebita du groupe (résultat opérationnel avant amortissement des actifs incorporels) a chuté de 48,5% à 184,5 millions d‘euros, faisant ressortir une marge à 3,3%, en recul limité à 190 points.

Le résultat net part du groupe s‘est établit à 17,9 millions d‘euros contre 258,7 millions au premier semestre 2008, qui comprenait des plus-values de cession de 114,8 millions.

“Le recul des ventes au deuxième trimestre de 20,2% en données comparables et à nombre de jours constant, après celui de 15,4% au premier trimestre, reflète la faiblesse persistante de tous les marchés finaux du groupes et la rationalisation du réseau d‘agences, dont 224 ont été fermées au cours des douze derniers mois”, relève le groupe dans un communiqué.

“Toutefois au deuxième trimestre, l’évolution des ventes a cessé de se dégrader mois après mois, comme cela avait été le cas au premier trimestre”, poursuit le communiqué.

“Il est sans doute trop tôt pour dire que le point bas a été dépassé”, a toutefois prévenu le directeur financier du groupe Michel Favre au cours d‘une conférence téléphonique.

Noëlle Mennella et Marc Joanny, édité par Cyril Altmeyer et Jean-Michel Bélot

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