31 octobre 2008 / 06:24 / il y a 9 ans

LEAD 3 Atos - Croissance organique en 2009, cessions d'actifs

* Confirme son objectif de croissance organique pour 2008, confiant pour 2009

* Objectif de marge opérationnelle ajusté à 5,5% pour 2008, objectif 2009 non confirmé

* Plan de cessions de 250-500 millions d'euros

par Cyril Altmeyer

PARIS, 31 octobre (Reuters) - Atos Origin (ATOS.PA) s'est déclaré vendredi confiant dans sa capacité à générer une croissance organique positive en 2009, en comptant sur les deux tiers récurrents de son chiffre d'affaires et la bonne tenue de son carnet de commandes. La SSII, qui a conclu fin mai un accord avec les deux fonds activistes Pardus et Centaurus après plusieurs mois de conflit, a dévoilé des cessions d'actifs de 250 à 500 millions d'euros, notamment en Asie et en Amérique du Sud, dans le cadre d'un plan stratégique visant à se recentrer sur ses offres distinctives.

Le groupe n'a pas confirmé son objectif de marge opérationnelle de 7,1% pour 2009, repoussant au début d'année prochaine les indications sur ce point. Pour 2008, il a ajusté sa prévision de marge opérationnelle à 5,5% au lieu de 5,6% parce qu'il exclut désormais les activités non essentielles devant être cédées, qui représentent près de 5% de ses ventes.

"C'est une manière très compliquée de faire un 'profit warning'", a constaté Jonathan Crozier, analyste chez WestLB. "Mais dans le contexte actuel, cela n'est pas surprenant."

L'action Atos chute de 2,93% à 17,57 euros vers 10h30 sous le coup du "profit warning" de BT (BT.L) sur sa division Global Services, qui entraîne également Capgemini (CAPP.PA) en baisse de 3,16%, et de son plan stratégique jugé encore trop limité.

"Le groupe est toujours un peu à la traîne, avec une tendance à réagir plutôt qu'à prendre des décisions stratégiques difficiles", a résumé Jonathan Crozier.

Quatre jours après l'avertissement de SAP (SAPG.DE), numéro un mondial des progiciels, sur ses ventes pour 2008, la SSII a confirmé anticiper une croissance organique de plus de 5% en 2008, après un rythme de 6,3% sur les neuf premiers mois de l'année.

Au troisième trimestre, son chiffre d'affaires est ressorti à 1.329 millions d'euros, en croissance organique de 5,3% en excluant les activités en Italie cédées le 31 janvier et AEMS Bourse, vendue le 5 août.

"Compte tenu de la structure de ses activités, avec 68% de son chiffre d'affaires récurrent, et du niveau des commandes déjà enregistrées, le groupe est confiant pour générer une croissance organique positive l'an prochain", a précisé Atos dans un communiqué.

PAS D'ARRÊT BRUTAL

Le groupe a fait état d'une croissance de 10% sur les neuf premiers mois de l'année à taux de change constants, avec un ratio prises de commandes sur facturations de 95% à fin septembre contre 90% un an plus tôt. Son carnet de commandes ressort à 7,5 milliards d'euros à fin septembre.

"Nous constatons les prémices d'un ralentissement mais il n'y a pas un arrêt brutal parce que nous avons un socle d'activité récurrent significatif", a expliqué Philippe Germond, tout en notant un rythme de prise de décisions "un peu plus lent" que l'année dernière.

"Un environnement économique qui se ralentit est parfois intéressant pour des décisions d'infogérance", a-t-il également noté.

L'infogérance, qui représente 55% du chiffre d'affaires d'Atos, a enregistré une croissance organique de 6,5% sur les neuf premiers mois de l'année, notamment grâce à Atos Wordline.

Dans le cadre de son plan stratégique, Atos a dit vouloir faire d'Atos Worldline le leader européen dans les services de transactions électroniques avec d'ici à trois ans avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros, contre 800 millions actuellement, et avec une marge opérationnelle supérieure à 15%.

Pour y parvenir, Atos compte sur la croissance organique d'Atos Wordline, des contrats d'externalisation et quelques acquisitions-clés, comme celle du spécialiste italien de paiements électroniques SIA-SSB, pour laquelle Atos a confirmé avoir été présélectionné.

Un analyste, qui a souhaité conserver l'anonymat, a dit craindre qu'Atos surpaye l'acquisition, pour laquelle sept candidats sont sur les rangs, selon plusieurs sources proches du dossier.

Atos a rejeté fin septembre une offre du fonds de capital investissement britannique Candover (CDI.L) sur Atos Worldline, évaluée par la presse à 1,6 milliard d'euros.

Le groupe dit ne pas avoir de contrainte de financement à court terme, compte tenu de son niveau d'endettement de 409 millions d'euros à fin septembre et de la réduction à venir au quatrième trimestre. /CA

Edité par Benjamin Mallet

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