LEAD 2 CASA, Socgen et BPCE pas pressés de rembourser l'Etat

mardi 29 septembre 2009 19h08
 

 * BPCE et Socgen pourraient rembourser les fonds propres
apportés par l'Etat à partir de 2010
 * Le Crédit agricole ne voit pas d'urgence à rembourser
 * Le Crédit Mutuel n'a pas souhaité faire de commentaire
 
 (actualisé avec déclaration BPCE, commentaire de banquier)
 PARIS, 29 septembre (Reuters) - Le Crédit agricole
(CAGR.PA: Cotation), Socgen (SOGN.PA: Cotation) et la banque mutualiste BPCE ne sont
pas pressés de rembourser les aides d'Etat et n'emboîteront donc
pas immédiatement le pas à BNP (BNPP.PA: Cotation), qui a lancé mardi une
augmentation de capital pour s'affranchir des aides publiques.
 La décision de BNP Paribas de lever 4,3 milliards d'euros
s'inscrit dans un mouvement plus large en Europe et aux
Etats-Unis, où les banques profitent d'une reprise en fanfare
des marchés financiers mondiaux pour rembourser les pouvoirs
publics et retrouver leur autonomie.
 "Le timing est relativement bon, les marchés sont porteurs
et on a l'impression qu'il y a pas mal de liquidités
disponibles", a commenté un banquier sur le marché primaire.
 Pour autant, les autres banques françaises n'ont donné aucun
signe de vouloir suivre rapidemment à ce mouvement.     
 "Il n'y a pas d'urgence à rembourser les fonds de l'Etat.
Nous sommes la banque française la moins aidée", a déclaré une
porte-parole du Crédit agricole, soulignant que la banque
n'avait pas souscrit à la deuxième tranche d'aide de l'Etat.
 Le Crédit agricole qui a par ailleurs déjà lancé une
augmentation de capital en 2008, n'a souscrit que des titres de
dette super-subordonnée, moins onéreux que les actions de
préférence choisies par certaines banques pour renforcer leurs
fonds propres.
 De son côté, la Société générale affirme qu'il lui faudra au
moins un trimestre pour se pencher sur la question. 
 "Société générale pourrait envisager de commencer le
remboursement des aides apportées par l'Etat français à partir
de début 2010", a expliqué une porte parole de la banque,
précisant que celle-ci tiendrait évidemment compte le moment
venu de l'évolution des marchés financiers.
 Même son de cloche chez la banque mutualiste BPCE, où un
porte-parole a déclaré que la banque commencerait à rembourser
les actions de préférence de l'Etat, si sa situation de
solvabilité le permet, à partir de 2010.
 Un porte-parole du Credit Mutuel n'a pas souhaité répondre
aux questions de Reuters.
 (Julien Ponthus, avec la contribution de Juliette Rouillon
et Sudip Kar-Gupta, édité par Benjamin Mallet)