30 octobre 2008 / 07:19 / dans 9 ans

LEAD 2 Pernod-CA du T1 meilleur que prévu, objectifs confirmés

* Ventes du T1 supérieures aux attentes

* Objectifs annuels confirmés

* Coût de la dette annuelle réitéré

Par Noëlle Mennella

PARIS, 30 octobre (Reuters) - Pernod Ricard a confirmé jeudi ses prévisions pour la totalité de l‘exercice 2008-2009 après la publication d‘un chiffre d‘affaires supérieur aux attentes pour le premier trimestre clos au 30 septembre.

L‘action du n°2 mondial des vins et spiritueux, derrière le britannique Diageo (DGE.L), a réagi par une hausse initiale de près de 7% saluant aussi la confirmation du coût annuel estimé de la dette du groupe malgré l’évolution des taux d‘intérêt.

L‘annonce d‘un “bon mois de septembre”, notamment aux Etats-Unis, et la “continuité” de la croissance que le groupe dit observer aujourd‘hui ont également rassuré le marché.

Vers 9h30, l‘action Pernod Ricard inscrivait un cours de 50 euros (+5,3%) quand le CAC 40 n‘avançait que de 0,95% et l‘indice sectoriel européen .SX3P de 0,08%. Elle inscrit tout de même un recul de plus de 40% depuis le début de l‘année.

Au premier trimestre clos le 30 septembre, le chiffre d‘affaires de Pernod Ricard a atteint 1.756 millions d‘euros, au regard des 1.692 millions attendus par les analystes interrogés par Reuters. La croissance organique du groupe s‘est inscrit à 7% à comparer aux 3,1% de ce consensus.

Lors d‘une conférence de presse téléphonique, Pierre Pringuet, le directeur général du groupe, a vanté “les excellents” chiffres du premier trimestre réalisés malgré le ralentissement économique. “Nos ventes ne connaissent pas la crise”, a de son côté déclaré Emmanuel Babeau, directeur financier.

BON MOIS DE SEPTEMBRE AUX USA

Tous les marchés du groupe, dont l‘américain, se sont “bien comportés en septembre” et n‘y a pas aujourd‘hui “d‘inflexion brutales des ventes”, a poursuivi Pierre Pringuet.

“On a fait un bon mois de septembre aux Etats-Unis. Nos marques fortes type Jameson et Glenlivet continuent à caracoler”, a-t-il dit.

Par ailleurs le groupe, qui en mars dernier a déboursé 5,63 milliards d‘euros pour acquérir le groupe suédois de spiritueux V&S, a confirmé ses estimations sur le coût de sa dette.

“Nous confirmons un taux moyen estimé pour l‘ensemble de l‘année à 5,2%. Comme tout le monde nous avons constaté des tensions sur les taux à court terme. Nous avons géré notre dette en prenant des couvertures supplémentaires et je dois dire que les perspectives sont extrêmement favorables sur l’évolution du coût de la dette pour les trimestres qui viennent”, a ainsi déclaré Emmanuel Babeau, le directeur financier.

La dette pro forma du groupe, intégrant l‘acquisition de V&S au 30 juin, s’élève à 11,2 milliards d‘euros sur la base d‘un taux euro/dollar de 1,58.

Prié de dire comment s‘annonçaient les commandes de fin d‘année, Pierre Pringuet a répondu : ”Tous les signes que nous avons sur nos marchés actuellement montrent que nous sommes vraiment sur une tendance qui est assez constante“ et qu‘il n‘y avait pas d‘inflexion brutale détectables dans nos ventes aujourd‘hui”.

S‘agissant de la tendance observée sur les pays émergents, qui représentent 40% des ventes du groupe, le directeur général a affirmé qu‘ils “se portaient bien” et que, là non plus, il n‘y avait pas “d‘inflexion de tendances”.

“Nos marchés émergents en Asie on vu leur chiffre d‘affaires croître de 13% en interne sur la période alors que la croissance de la Chine a été freinée par l‘impact des Jeux olympiques et une base de comparaison très élevée”, a précisé Emmanuel Babeau.

FORTE CROISSANCE EN VUE POUR ABSOLUT

“Les chiffres sont au-dessus des attentes”, commente Emilie Brunet (Oddo Securities) qui apprécie aussi la confirmation des objectifs annuels.

Sous couvert d‘anonymat, un autre expert salue aussi cette confirmation “malgré la dégradation de la conjoncture et les précautions prises par le groupe en septembre”.

Pernod Ricard table donc toujours sur une croissance interne de son résultat opérationnel d‘environ 8% pour son périmètre historique et sur une croissance à deux chiffres, à taux de change et d‘intérêts constants, du résultat net courant part du groupe.

Il répète aussi viser une forte croissance d‘Absolut, la vodka acquise en mars dernier auprès du suédois V&S, et une mise en oeuvre accélérée des synergies liées à cette opération.

Les synergies annuelles ont récemment été revues à 150 millions d‘euros, au lieu d‘une fourchette initiale comprise entre 125 et 150 millions. Pernod a indiqué qu‘au moins 50% de ces synergies seront réalisées en 2008-2009 et la totalité dès l‘année suivante.

Sur 12 mois glissants à fin juin 2008, les ventes locales d‘Absolut sont évaluées à 10,9 millions de caisses, en croissance de +9% par rapport à la période précédente.

Hors Absolut, les 14 marques stratégiques du groupe enregistrent au premier trimestre une croissance interne de +7% en valeur pour des volumes à +2%.

Les marques les plus performantes en valeur sont Perrier-Jouët (+29%), The Glenlivet (+27%), Jameson (+17%), Mumm (+16%), Montana (+15%), Chivas Regal (+11%), Havana Club (+9%) et Ballantine’s (+9%).

Par zones géographiques, l‘Asie-Pacifique inscrit des ventes de 498 millions d‘euros (stable, soit une croissance interne de +7%), les Amériques un chiffre d‘affaires de 467 millions d‘euros (+19%, soit une croissance interne de +9%) tandis que celui de l‘Europe a totalisé 630 millions d‘euros (+24%, soit une croissance interne de +7%).

S‘agissant du marché français, Pernod Ricard indique que ses ventes ont représenté 161 millions d‘euros (+2%, soit une croissance interne de +1%). /NM

Edité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below