29 août 2008 / 06:29 / il y a 9 ans

LEAD 3 PPR fait mieux qu'attendu au 1er semestre, le titre monte

(Actualisé avec commentaires d'analystes, cours de Bourse)

par Pascale Denis

PARIS, 29 août (Reuters) - PPR (PRTP.PA) a fait état vendredi d'une forte progression de son résultat opérationnel courant au premier semestre avec la consolidation de Puma PUMG.PA sur l'ensemble de la période.

L'opérationnel du groupe de distribution et de luxe a grimpé de 24% à 742 millions d'euros, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne des prévisions des analystes interrogés par Reuters (734 millions), pour un taux de rentabilité en amélioration de 0,7 point à 7,7% du chiffre d'affaires.

Présentant les résultats du groupe, son P-DG, François-Henri Pinault, qui a réitéré sa prévision de réaliser une "nouvelle année de croissance et d'amélioration des performances financières en 2008", a insisté sur les mesures d'amélioration de la rentabilité mises en place au premier semestre dans l'ensemble des branches, y compris celles du luxe, estimant qu'elles porteraient leurs fruits dès le second semestre (voir [ID:nWEA7677]).

En données proforma, en consolidant l'équipementier Puma et l'américain United Retail sur l'ensemble du premier semestre 2007, le résultat opérationnel affiche une hausse limitée à 1%.

Cette stabilité constitue une surprise, les analystes interrogés par Reuters anticipant, généralement, un opérationnel proforma en baisse.

A taux de changes constants, et en données proforma, l'opérationnel aurait progressé de 10%.

Ces résultats ont été bien accueillis par les investisseurs, le titre s'adjugeant 4,8% à 80,10 euros à la Bourse de Paris vers 13h30, alors que le CAC gagnait 0,4% au même moment.

PERFORMANCES DE BOTTEGA VENETA

"Les résultats n'ont pas apporté de mauvaise surprise et sont même un peu au-dessus des attentes", estime Armel Coville, analyste d'Oddo Securities.

"Le marché apprécie le fait que la tendance dans le luxe se maintienne, malgré des effets de change très négatifs, la poursuite du redressement de Saint-Laurent et le discours sur le plan d'action sur le contrôle des coûts", ajoute-t-il.

Le pôle luxe a vu sa contribution augmenter de 13% à 300 millions d'euros (292 millions attendus par les analystes), pour une rentabilité de 19%, tirée par le maroquinier Bottega Veneta, dont le résultat opérationnel a grimpé de 38% à 51,4 millions d'euros.

En revanche, la seule marque Gucci a vu son résultat rester stable à 285 millions d'euros et la rentabilité à 28%. Cette stabilité a heureusement surpris les analystes qui anticipaient, pour la plupart, un résultat en repli.

La maison Yves Saint-Laurent a divisé sa perte opérationnelle par deux, à 12 millions d'euros (contre 26 millions un an plus tôt) et François-Henri Pinault a indiqué que l'équilibre serait atteint aux environs de 300 millions d'euros de chiffres d'affaires (120 millions aujourd'hui).

Il a également précisé que les ventes de juillet pour l'ensemble du pôle luxe du groupe étaient en ligne avec les tendances du premier semestre.

CFAO COMPENSE LA DISTRIBUTION

Dans la distribution, une nouvelle hausse à deux chiffres de l'opérationnel de CFAO (activités de distribution automobile et pharmaceutique en Afrique) qui a atteint 19% pour une rentabilité record de 10%, a permis de compenser les chutes de Conforama (-39% à 60,3 millions d'euros, pour une rentabilité de 2,5% contre 3,9%) et de Redcats (-36% à 37,8 millions et 3,3% de rentabilité contre 5,3%).

Les deux filiales ont été touchées par le ralentissement de la consommation ainsi que par des coûts de rénovation en Italie, pour le premier, et une grève en France en avril, pour le second.

Le résultat opérationnel de la Fnac a quant à lui augmenté de 3% pour une rentabilité stable de 1,8%.

Celui de Puma, déjà publié et consolidé sur six mois (au lieu de trois mois un an auparavant) a atteint 189 millions d'euros.

Le bénéfice net, part du groupe, des activités poursuivies, hors éléments exceptionnels, est ressorti à 344 millions d'euros, contre 350 millions attendus et le bénéfice net par action à 2,73 euros (+19%).

Le résultat net des activités cédées, qui a totalisé 418 millions d'euros, inclut principalement la plus-value de cession d'YSL Beauté à l'Oréal (OREP.PA), en juin dernier.

L'endettement net du groupe s'est alourdi à 6.206 millions d'euros, contre 5.381 millions d'euros un an auparavant, en raison principalement du coût du rachat de Puma, dont PPR détient 68,5%.

Plombée par des anticipations de baisse de la consommation dans les activités de distribution de PPR, la valeur accuse une baisse de près de 30% depuis le début de l'année.

Le titre se traite, selon certains analystes, sur la base d'un multiple de 8,6 fois les bénéfices estimés pour 2009.

Lehman Brothers estime à 9,0 fois le multiple de valorisation de la seule branche luxe du groupe, loin de la moyenne de 16 fois pour le secteur. /PD

Pascale Denis, édité par Jacques Poznanski et Jean-Michel Bélot

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