TeliaSonera gagne plus de 5% après avoir battu le consensus

mardi 28 octobre 2008 10h55
 

STOCKHOLM, 28 octobre (Reuters) - L'opérateur scandinave de télécommunications TeliaSonera TLSN.ST a publié mardi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et souligné n'avoir observé aucune répercussion de la crise financière sur le comportement de ses clients, des annonces saluées par une forte hausse de son titre.

Le groupe a confirmé s'attendre à une croissance stable du chiffre d'affaires cette année et précisé que les coûts liés au plan de suppression de 2.900 emplois seraient inférieurs aux estimations initiales.

Au troisième trimestre, son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciations et amortissement (Ebitda) hors exceptionnels a augmenté de 3% à 8,95 milliards de couronnes suédoises (900,9 millions d'euros) alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un Ebitda de 8,78 milliards.

A la Bourse de Stockholm, le titre TeliaSonera gagnait 5,66% à 33,60 couronnes vers 9h30 GMT alors que l'indice DJ Stoxx européen des télécoms prenait 0,6% environ. Avant mardi, il affichait un recul de 34% depuis début septembre.

"Les résultats sont plutôt solides. Les bénéfices sont un peu meilleurs qu'attendu et j'ai l'impression que les gains de nouveaux clients dans les services mobiles ont été bons", a commenté Jesper Wilgodt, analyste d'ABG Sundal Collier.

Le groupe explique qu'il est difficile de prévoir la durée de la crise financière mondiale et que les répercussions de celles-ci sur son activité restent faibles.

"TeliaSonera dispose d'un bilan solide et opère dans un secteur relativement non-cyclique", déclare son directeur général, Lars Nyberg, dans le communiqué de résultats. "De ce fait, nous ne constatons aucun impact immédiat sur nos activités en termes de changements du comportement des consommateurs."

L'opérateur précise avoir pu préserver ses marges dans la téléphonie mobile en dépit de la concurence et des interventions des autorités de régulation. Ces deux facteurs, auxquels s'ajoute la migration des clients, restent les principaux défis auxquels il est confronté, admet toutefois Nyberg.

Les charges de restructurations, elles, sont désormais estimées à moins de trois milliards de couronnes, contre environ quatre auparavant.   Suite...