LEAD 2 Citigroup - L'Etat pourrait détenir 36% du capital

vendredi 27 février 2009 16h27
 

par Jonathan Stempel et David Lawder

WASHINGTON, 27 février (Reuters) - Le Trésor américain a annoncé vendredi qu'il convertirait une partie des titres préférentiels de Citigroup (C.N: Cotation) en actions ordinaires, décision qui pourrait porter sa participation dans la banque à 36%.

Jusqu'à 25 milliards de dollars de titres préférentiels seront ainsi en principe convertis, ce qui aura pour effet de diluer de manière spectaculaire les participations des autres actionnaires. Citigroup ne versera pas de dividende sur ses actions ordinaires et préférentielles et s'est engagé à remanier son conseil d'administration.

Washington aura ainsi un droit de regard non négligeable sur la gestion de la banque, tout en ne pratiquant pas une véritable nationalisation de l'établissement.

"L'Etat est le nouveau patron", réagit Mike Holland (Holland & co). "Toute décision majeure ne viendra pas de Park Avenue mais de Washington".

Citigroup a dit de son côté qu'il avait enregistré une charge de près de neuf milliards de dollars durant le trimestre le plus récent. C'est une charge de dépréciation de la survaleur et de la filiale Nikko Asset Management au Japon. La charge augmente la perte du quatrième trimestre à plus de 17 milliards de dollars et la perte annuelle de Citigroup à 27,7 milliards.

"Cet apport en capital devrait écarter les problèmes de confiance, même dans un environnement tendu", a réagi le directeur général Vikram Pandit.

Citigroup aura ainsi bénéficié de trois coups de pouce de l'Etat depuis octobre. La banque a émis précédemment pour 45 milliards de dollars de titres préférentiels et obtenu une garantie de limitation des pertes sur 301 milliards de dollars d'actifs toxiques.

Citigroup proposera d'échanger des actions ordinaires à hauteur de 27,5 milliards de dollars de ses titres préférentiels à raison de 3,25 dollars par titre, et le Trésor fera contrepartie à hauteur de 25 milliards de dollars, pour autant que les investisseurs privés fassent de même.   Suite...