27 août 2009 / 05:45 / dans 8 ans

LEAD 4 Crédit agricole rassure le marché sur ses activités

* Bénéfice net de E201 millions au T2

* Produit net bancaire supérieur aux attentes

* Présentation des perspectives pour Emporiki début octobre

* Pas de deuxième aide de l‘Etat

* L‘action gagnait environ 4% en milieu d‘après-midi

(Actualisée avec analyste §5,7, Pauget sur les provisions §12,13)

Par Matthieu Protard

PARIS, 27 août (Reuters) - Crédit agricole SA (CAGR.PA) a rassuré le marché jeudi en publiant des résultats supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre 2009, des revenus meilleurs qu‘attendu lui ayant permis de compenser des provisions toujours élevées du fait de la crise économique.

Vers 15h55, l‘action Crédit agricole SA (CASA) gagnait 3,89% à 13,0850 euros après avoir été réservée à la hausse à l‘ouverture et surperforme l‘indice sectoriel DJ Stoxx .SX7P des banques européennes, en baisse de 0,1% au même moment.

Le véhicule coté du premier groupe bancaire français a fait état d‘un bénéfice net de 201 millions d‘euros au deuxième trimestre, multiplié par 2,6 par rapport à la même période un an plus tôt.

Le consensus Reuters, établi à partir des prévisions de 13 analystes, tablait en moyenne sur un résultat net de 125 millions d‘euros [ID:nLK496883].

La banque a enregistré un produit net bancaire de 4,55 milliards d‘euros sur le trimestre, là où le marché attendait 4,29 milliards d‘euros.

“Nous remarquons une performance solide à la fois dans les banques régionales et chez LCL”, relèvent les analystes de Crédit suisse, qui se disent aussi “impressionnés” par la hausse de 21% des revenus dans les services financiers spécialisés comme par exemple le crédit à la consommation.

Les analystes de Nomura et de KBW retiennent aussi une amélioration des revenus dans les activités de gestion d‘actifs, que la “banque verte” a décidé de fusionner avec celles de la Société générale.

“Ces résultats (...) témoignent que CASA a bien tourné la page de la crise des subprimes”, écrit de son côté Pierre Chedeville, analyste chez CM-CIC Securities, dans sa note de recherche.

Mais l‘analyste a abaissé sa recommandation à “conserver” contre “achat” précédemment, évoquant une “absence de relais de croissance et d‘amélioration de la rentabilité à court/moyen terme dans le contexte de crise”.

PAS DE DÉGRADATION ATTENDUE DES PROVISIONS AU S2

Entre avril et juin 2009, les provisions pour risque de crédit du Crédit agricole ont été multipliées par 3,1 par rapport au deuxième trimestre 2008, pour atteindre 1,12 milliard d‘euros.

Elles sont en revanche stables par rapport au premier trimestre 2009 et la banque ne s‘attend pas à une augmentation notable de son coût du risque pour le reste de l‘année.

“Entre le premier et le deuxième trimestre 2009, nous affichons une stabilisation du coût du risque”, a déclaré Georges Pauget, le directeur général du Crédit agricole.

“Aujourd‘hui, sur la base des informations que nous avons, nous ne voyons pas de changement significatif de tendance sur la deuxième partie de l‘année”, a-t-il ajouté en réponse à une question sur l’évolution anticipée des provisions.

Le Crédit agricole précise que la hausse des provisions est principalement concentrée sur ses activités de banque de détail à l‘international et en particulier sur sa filiale grecque Emporiki CBGr.AT qui a engagé un vaste plan de restructuration pour redresser ses comptes.

La banque a confirmé attendre un retour à l’équilibre de sa filiale grecque à partir de 2011.

“Nous présenterons début octobre (...) l‘ensemble des perspectives pour Emporiki, et notamment, c‘est très important, le volet stratégie commerciale et les perspectives en termes de revenus”, a dit Bertrand Badré, le directeur financier du Crédit agricole, lors d‘une conférence téléphonique.

DÉPRÉCIATION DE 206 MILLIONS D‘EUROS SUR INTESA

Suite à l‘accord d‘actionnaires conclu fin juin avec l‘assureur italien Generali (GASI.MI), et qui est sous le coup d‘une enquête de l‘Antitrust italien, le Crédit agricole a consolidé pour la première fois dans ses comptes sa participation de 5,5% dans la banque italienne Intesa Sanpaolo (ISP.MI).

Ceci a contraint la banque à une dépréciation de 206 millions d‘euros du fait de la baisse de la capitalisation boursière d‘Intesa.

Le Crédit agricole, qui a reçu en décembre dernier trois milliards d‘euros d‘aide de l‘Etat français dans le cadre du plan de soutien au secteur bancaire, a une nouvelle fois confirmé qu‘il ne solliciterait pas une nouvelle aide, à la différence de BNP Paribas (BNPP.PA), de la Société générale (SOGN.PA) et de BPCE (Banque Populaire-Caisse d‘Epargne).

“Nos ratios, sans l‘aide de l‘Etat, sont tout à fait comparables à ceux de nos concurrents qui ont fait appel à cette aide de l‘Etat. Nos perspectives sont plutôt encourageantes”, a souligné Bertrand Badré.

A fin juin, le ratio de solvabilité financière “Tier One” de la banque ressort à 9,2%. Il est de 9,3% pour BNP Paribas et de 9,5% pour la Société générale.

Le Crédit agricole n‘a pas dit à partir de quand la banque entendait rembourser l‘aide publique.

Édité par Jean-Michel Bélot et Marc Angrand

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