26 août 2009 / 16:20 / il y a 8 ans

LEAD 2 Dexia veut voler de ses propres ailes d'ici fin 2010

* Le groupe vise la fin des garanties étatiques pour octobre 2010, amélioration des liquidités

* Provision de 175 millions d'euros pour faire face aux risques macro-économiques

* Bénéfice net de 283 mlns d'euros au T2, inférieur au consensus

(Actualisé avec citations du directeur délégué, contexte)

Par Julien Ponthus

PARIS, 26 août (Reuters) - La banque franco-belge Dexia (DEXI.BR) a annoncé mercredi son deuxième trimestre bénéficiaire consécutif depuis son sauvetage en 2008 et s'est dit capable de se passer des garanties étatiques pour ses besoins de refinancement d'ici octobre 2010.

"La cible est clairement que Dexia soit capable, fin octobre 2010, de se passer de la garantie de l'Etat", a déclaré lors d'une conférence téléphonique son administrateur délégué Pierre Mariani.

La proportion de dette non garantie utilisée pour ses besoins de financement est à la hausse et devrait continuer à s'accroître, a-t-il ajouté.

Fragilisé par la crise financière, le groupe franco-belge a bénéficié fin septembre 2008 d'une injection de 6,4 milliards d'euros de la part de la Belgique, de la France et du Luxembourg ainsi que d'un programme de garantie étatique.

Une restructuration en profondeur des activités de Dexia a été engagée depuis, avec notamment la cession de son rehausseur de crédit américain Financial Security Assurance (FSA) à Assured Guaranty (AGO.N).

Ce plan doit néanmoins encore être approuvé par la Commission européenne, qui a ouvert une enquête approfondie pour s'assurer que la restructuration garantira la viabilité du groupe à long terme.

EN DEÇA DU CONSENSUS

Le leader mondial du financement des collectivités territoriales a enregistré au deuxième trimestre un résultat net inférieur aux attentes des analystes, à 283 millions d'euros contre les 387 millions d'euros attendus par le consensus établi par Inquiry Financial Intelligence.

Le bénéfice net est néanmoins en hausse de 12,6% par rapport au premier trimestre et tous les métiers du groupe, de la gestion d'actifs à la banque de détails ont dégagé des profits, une performance qu'a saluée un gérant de fonds.

"Je compte en acheter prochainement, il y a une vraie amélioration au deuxième trimestre", a déclaré à Reuters Arnaud Scarpaci de Agilis Gestion.

La banque, qui avait subi une perte de 3,3 milliards d'euros en 2008, a dégagé sur le trimestre avril-juin un résultat brut d'exploitation en deçà des attentes, à 765 millions d'euros, contre 879 millions attendus par le consensus.

Les revenus se sont élevés à 1,670 milliard d'euros au deuxième trimestre, contre une prévision moyenne de 1,784 milliard.

La banque a vu son coût du risque multiplié par près de six par rapport au deuxième trimestre de l'an dernier, à 361 millions d'euros, une augmentation comparable à celle du reste du secteur.

Une provision collective de 175 millions d'euros pour faire face aux risques liés à la crise a pesé sur les comptes.

avec Sudip Kar-Gupta, édité par Marc Angrand

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