25 novembre 2008 / 06:40 / il y a 9 ans

LEAD 2 Rémy Cointreau prudent pour 2008-2009 après un bon S1

* Premier semestre tiré par le cognac et le champagne

* La nouvelle géographie du réseau de distribution est finalisée

* Pas de croissance organique du ROC pour l'exercice 2008-2009 s'achevant le 31 mars 2009

par Noëlle Mennella

PARIS, 25 novembre (Reuters) - Rémy Cointreau (RCOP.PA) a publié mardi, pour le premier semestre clos fin septembre, une croissance organique de 4,2% de son résultat opérationnel courant sous l'impulsion du cognac et du champagne alors que l'activité liqueur s'est affaiblie.

"C'est un bon premier semestre dans les conditions actuelles et il vaut mieux rentrer dans une période difficile avec un peu de gras", a commenté Jean-Marie Laborde, le directeur général du n°2 français des vins et spiritueux.

Lors d'une réunion d'information, Jean-Marie Laborde a souligné que Rémy Cointreau avait moins souffert que ses concurrents au premier semestre du ralentissement économique, notamment aux Etats-Unis, mais que cela ne devrait pas durer.

"Le second semestre sera moins bon que le premier d'où le maintient de notre prudence pour la totalité de l'exercice", a-t-il poursuivi en observant que l'activité de fin d'année et du nouvel an chinois seront décisives.

Rémy Cointreau a confirmé qu'il n'anticipait pas de croissance organique de son résultat opérationnel courant pour la totalité de l'exercice en cours qui s'achèvera le 31 mars 2009 en raison des surcoûts temporaires liés à la mise ne place de son nouveau réseau de distribution.

Quoi qu'il en soit, le groupe annonce qu'il poursuivra "avec détermination" et sur tous ses marchés sa politique de hausse des prix.

"Notre enjeu est une croissance de la valeur par des volumes. On mise tout sur les prix. On veut avoir, par rapport aux concurrents, les prix les plus élevés", a précisé Jean-Marie Laborde.

PAS DE MAUVAISES NOUVELLES

Le titre Rémy Cointreau inscrivait vers 12h30 une hausse de 5,41% à 27,30 euros. Il est tombé à un plus bas de 24,09 euros le 21 novembre.

"Le groupe n'a pas fait de profit warning, il n'a fait état d'aucun changement majeur. L'absence de mauvaises nouvelles suffit à justifier la remontée de l'action", commente un analyste sous couvert d'anonymat.

Chez CM-CIC, François-Xavier Archambault dit vouloir rester prudent sur le titre car "le deuxième semestre devrait être beaucoup plus difficile pour le cognac, principal contributeur aux résultats de Rémy Cointreau".

Au premier semestre, le groupe a finalisé les accords de constitution des accords de sortie du réseau Maxxium qui sera achevée au 30 mars 2009.

Il a aussi mis en place des filiales de distribution en propre en Chine et en Asie du sud-est. Le groupe a racheté les filiales de Maxxium en Belgique, au Luxembourg, en République tchéquie et en Slovaquie "à la valeur de l'actif net", a ajouté le directeur génétral.

Il a constitué des joint ventures à 50-50 avec William Grant en France et avec Underberg en Allemagne. Rémy Cointreau a aussi conclu des accords dans d'autres pays.

Au final ce réseau - qui permettra à Rémy Cointreau de contrôler plus 80% de sa distribution - coûtera moins cher de 0,5 à 1% par rapport à celui de Maxxium, a affirmé Jean-Marie Laborde.

BOND DU CHAMPAGNE

Pour le premier semestre, le résultat net s'est chiffré à 48,3 millions d'euros (+26,7%) et le résultat opérationnel courant à 62,5 millions (-4,7%). Le chiffre d'affaires, publié le 16 octobre, a pour sa part baissé de 2,5% à 365,1 millions d'euros (+4,6% en organique).

Le groupe juge toujours "satisfaisante" l'évolution dans les pays les plus matures, comme le Royaume-Uni et l'Allemagne, mais indique que "les Etats-Unis ont marqué le pas au second trimestre".

Par activité, le résultat opérationnel courant du cognac a augmenté de 3,5% (+16,6% en organique) à 41,8 millions.

Mais dans les liqueurs et spiritueux, il s'est replié de 17,7% (-16,9% en organique) à 21,4 millions, affecté par les mauvaises performances de Cointreau aux Etats-Unis, a expliqué Jean-Marie Laborde qui parie sur un second semestre meilleur.

L'activité champagne affiche un bond de 300% (+414,3% en organique) de son résultat opérationnel courant à 2,8 millions d'euros. "L'année sur le champagne se joue entre novembre et décembre", a souligné Jean-Marie Laborde.

La solide performance des champagnes sur les deux trimestres permet de générer une croissance organique du chiffre d'affaires de 6,5%. Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck enregistrent de bonnes progressions au Japon, en Australie et dans plusieurs grands marchés européens (Royaume-Uni, Allemagne).

Au 30 septembre, la dette financière nette du groupe s'élevait à 437,1 millions d'euros, en repli de 20,3% sur un an, dégageant un ratio dette nette/Ebitda de 2,37.

Les ressources financières confirmées du groupe s'élèvent à 812,4 millions au 30 septembre 2008. Elles comprennent un crédit syndiqué de 500 millions (dont 466 millions à échéance juin 2012) dont les termes incluent le respect d'un niveau de dette nette/EBITDA. Ce ratio doit rester inférieur à 3,50 à partir du 1er octobre 2008, affirme Rémy Cointreau. /NM

Noëlle Mennella, édité par Jacques Poznanski

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