LEAD 1 Pharmacie - Merck & Co va encore réduire ses effectifs

mercredi 22 octobre 2008 17h31
 

NEW YORK, 22 octobre (Reuters) - Le groupe pharmaceutique américain Merck & Co (MRK.N: Cotation) a annoncé mercredi son intention de réduire de 12% supplémentaires ses effectifs et il a présenté des prévisions de croissance plus prudentes que les précédentes, arguant des ventes décevantes de certains de ses médicaments et de la dégradation du climat économique.

Les difficultés économiques ajoutées aux effets de change négatifs risquent d'accentuer les effets néfastes de l'expiration des brevets de certains traitements lucratifs.

Dans un horizon proche, peu de molécules nouvelles sont attendues et la régulation accrue du secteur pourrait handicaper les activités du groupe.

"Si nous ne changeons pas notre manière de fonctionner, nous n'allons pas survivre en tant qu'industrie", a dit Richard Clark à des investisseurs et des spécialistes, des propos qui tranchent avec l'image de secteur défensif généralement accolée à la pharmacie.

"L'évolution actuelle des ventes de nos principaux produits, conjuguée aux facteurs touchant le secteur et les économies émergentes, nous ont conduit à réévaluer l'environnement dans lequel nous nous attendons à évoluer d'ici 2010", a déclaré le directeur général du groupe, Richard Clark.

Le bénéfice net au troisième trimestre a chuté de 28% à 1,09 milliard de dollars, 51 cents par action, contre 1,53 milliard, 70 cents par action, un an auparavant.

Si l'on exclut des charges de restructuration, représentant 29 cents par action, le BPA ressort à 80 cents, soit un cent de plus que ce qu'attendaient en moyenne les analystes, selon Reuters Estimates.

Ces résultats s'inscrivent à contre-courant de ceux annoncés par plusieurs concurrents de Merck: mardi, Pfizer (PFE.N: Cotation) et Schering-Plough SGP.N ont annoncé des résultats solides, de même que le suisse Roche ROG.VX leur conférant un statut de valeurs défensives en temps de crise. [ID:nLL309323]

Merck a annoncé que 6.800 personnes seraient licenciés et que 400 départs ne seraient pas remplacés. Ces suppressions de postes s'ajoutent à 10.400 autres déjà annoncées lors d'un précédent plan de restructuration.   Suite...