Sony va fermer une usine au Japon, supprimer 2.000 postes/Nikkei

mercredi 21 janvier 2009 20h13
 

NEW YORK, 21 janvier (Reuters) - Le groupe d'électronique grand public Sony (6758.T: Cotation), qui devrait subir sur l'exercice 2008-2009 sa première perte annuelle en 14 ans, prévoit de fermer l'un de ses deux sites japonais de fabrication de télévision et de supprimer plus de 2.000 emplois, rapporte mercredi le quotidien Nikkei.

Le directeur général du géant japonais, Howard Stringer, annoncera ces mesures lors d'une conférence de presse jeudi, au cours de laquelle il devrait également annoncer une révision à la baisse des prévisions de résultats du groupe, poursuit le journal, sans citer de sources.

Le fabricant de téléviseurs, d'appareils photos numériques et autres consoles de jeux vidéo a présenté le mois dernier un plan prévoyant une baisse des investissements, la fermeture de cinq ou six usines et la suppression de 16.000 emplois dans le but d'économiser 1,1 milliard de dollars par an.

Selon les analystes, Sony n'a pas d'autre choix que de prendre des mesures supplémentaires de réduction des coûts au vu de la chute des ventes et de la vigueur du yen.

Mais, selon un article du Financial Times publié mercredi, le nouveau plan de restructuration suscite une assez forte opposition en interne.

Les suppressions de postes envisagées par Sony représentant environ 3% des effectifs à temps plein employés au Japon.

Le groupe, qui génère environ les deux tiers de son chiffre d'affaires en dehors du Japon, devrait accuser une perte opérationnelle d'environ 1,1 milliard de dollars sur l'exercice 2008-2009 clos le 31 mars, avait dit à Reuters une source proche du dossier en début de mois.

En octobre, Sony a réduit de 57% sa prévision de bénéfice d'exploitation pour l'exercice 2008-2009 et dit s'attendre à une nouvelle baisse de son résultat en cas de poursuite de l'appréciation du yen.

Les deux usines de Sony spécialisées dans la fabrication de télévisieurs sont situées dans la préfecture d'Aichi, dans l'ouest du pays.

(Ted Kerr, version française Benoit Van Overstraeten et Danielle Rouquié)