LEAD 1 Suez Env. reviendra en mars sur ses objectifs 2009-2010

vendredi 21 novembre 2008 14h00
 

par Benjamin Mallet

PARIS, 21 novembre (Reuters) - Suez Environnement (SEVI.PA: Cotation) fera un point sur ses objectifs 2009-2010 en mars prochain, une fois qu'il aura évalué la situation de ses marchés face à la crise, a déclaré vendredi son directeur général Jean-Louis Chaussade.

"Vous avez un environnement financier complexe, avec des problématiques bancaires complexes, où on a aussi envie de privilégier le 'cash' aujourd'hui plutôt que l'investissement. Il faut être prudent dans cet environnement, je veux voir ce qui se passe dans les mois qui viennent, ce qui me paraît être une position extrêmement raisonnable", a-t-il dit à des journalistes en marge du salon Actionaria.

Suez Environnement avait annoncé lors de son introduction en Bourse qu'il visait une croissance annuelle moyenne de son Ebitda de 8% sur la période 2009-2010 hors acquisitions stratégiques et une croissance organique annuelle moyenne de son chiffre d'affaires supérieure à 5% mais n'a pas confirmé ces objectifs lors de la publication de ses chiffres sur neuf mois, fin octobre.

"Il n'y a aucune intention de changer le ratio d'endettement. On essaiera plutôt de l'améliorer", a en revanche déclaré Jean-Louis Chaussade.

Suez Environnement avait précédemment indiqué qu'il visait un ratio dette nette/Ebitda inférieur à 3 fois sur la période 2008-2010, hors impact d'éventuelles acquisitions stratégiques.

La dette nette du groupe a atteint 6.059 millions d'euros au 30 septembre, avec un ratio dette nette/Ebitda de 2,9, contre 2,6 à la fin juin 2008.

Jean-Louis Chaussade a en outre estimé que la crise pourrait déboucher sur des opportunités intéressantes en termes d'acquisitions : "Depuis un mois, on commence à voir le prix des actifs qui baisse. C'est pour nous la possibilité d'acheter des actifs à un prix intéressant."

Prié de dire si Suez Environnement pourrait procéder à des acquisitions de taille importante, il a ajouté : "Il faut en avoir les moyens. On ne compte pas là-dessus car, si le prix des acquisitions a baissé, le coût de l'argent a augmenté."

"Je pense que les entités publiques vont avoir à gérer des contraintes financières qui feront qu'elles auront tendance à appeler plus qu'avant les entreprises privées pour les aider à co-financer et co-développer un certain nombre de projets", a également déclaré Jean-Louis Chaussade. /BM

(Edité par Jacques Poznanski)