LEAD 1 Publicis - Faible croissance au mieux du marché pub en 09

jeudi 20 novembre 2008 13h51
 

BARCELONE, 20 novembre (Reuters) - Le marché publicitaire mondial devrait stagner ou connaître au mieux une faible croissance en 2009, a déclaré jeudi Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, disant exprimer son "opinion personnelle".

Lors d'une conférence sur la technologie, les médias et les télécoms organisée par Morgan Stanley à Barcelone, il a ajouté que le quatrième groupe publicitaire mondial devrait surperformer ses concurrents en termes de rentabilité l'année prochaine.

"Nous enregistrerons une marge plus élevée que celle du secteur" en 2009, a-t-il dit.

A l'occasion de la publication du revenu du troisième trimestre du groupe le 28 octobre, Maurice Lévy avait confirmé la prévision de marge opérationnelle à 16,5% en 2009 et dit espérer la maintenir à un niveau "élevé" en 2009 en jouant sur les coûts variables, qui représentent 8% de son revenu.

Concernant la croissance du groupe, il a déclaré : "Nous attendons à ce que 2009 soit une bonne année, peut-être pas aussi bonne qu'elle l'aurait été si l'économie avait été excellente, mais nous nous battrons".

Publicis compte en particulier sur son exposition aux marchés émergents et au numérique. Il espère réaliser sur chacun de ces marchés un quart de son chiffre d'affaires en 2010, contre respectivement 22,7% et 18,9% sur les neuf premiers mois de 2008.

ZenithOptimedia (groupe Publicis) a abaissé début octobre de 6,6% à 4,3% sa prévision de croissance des recettes publicitaires mondiales en 2008 et de 6% à 4% pour 2009, mais devrait remettre à jour ses estimations en décembre.

Publicis, qui a réalisé une croissance organique de 4,9% sur neuf mois, avait confirmé fin octobre tabler pour 2008 sur un rythme supérieur aux 3,1% de 2007 malgré un ralentissement au quatrième trimestre dû à la morosité du marché publicitaire.

Maurice Lévy a confirmé jeudi que le mois d'octobre avait été bon, "meilleur que septembre", ajoutant que décembre pourrait être "assez difficile".

Il a également réaffirmé que le groupe n'excluait pas une acquisition si elle avait du sens, mais qu'aucune grosse opération n'était à l'étude. /CA

(Cyril Altmeyer. Avec la contribution de Dominique Vidalon. Edité par Jacques Poznanski)