August 26, 2009 / 8:03 PM / 8 years ago

LEAD 1 Seb n'attend pas de véritable reprise avant 2010

4 MINUTES DE LECTURE

* Bénéfice net en baisse de 48% au S1

* Marge opérationnelle en recul de 9,1%

* Pas de reprise réelle anticipée pour la fin 2009

PARIS, 26 août (Reuters) - Seb (SEBF.PA) a annoncé mercredi une baisse de 48% de son bénéfice net part du groupe au premier semestre 2009 et a dit ne pas attendre de véritable reprise avant la fin de l'année, le manque de visibilité l'incitant à la prudence.

"Malgré la meilleure orientation de certains indicateurs économiques, le groupe n'anticipe pas de reprise réelle sur la fin de l'année", déclare le spécialiste du petit électroménager dans un communiqué.

"La situation devrait rester hétérogène selon les marchés et la visibilité limitée, en particulier en ce qui concerne la consommation, les devises et les matières premières", ajoute-t-il.

Seb a réalisé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice net (pdg) de 27,3 millions d'euros, contre 52,2 millions sur la même période l'an dernier. Cette baisse s'explique par les effets de la crise économique mais aussi par une base de comparaison élevée en 2008.

Le bénéfice net dilué par action ressort à 0,59 euro, contre 1,08 euro l'an dernier.

Le résultat d'exploitation a chuté d'un tiers à 63,0 millions d'euros et le bénéfice opérationnel, à 106 millions, a baissé de 9,1%. Le chiffre d'affaires du groupe sur les six premiers mois de l'année, à 1.374 millions d'euros, a reculé de 2,8% à taux de change constants.

"Alors que le 1er semestre 2008 avait bénéficié d'une conjoncture très tonique, 2009 a démarré dans un environnement général tendu, marqué par le ralentissement quasi généralisé de la consommation, le rétrécissement du crédit, les difficultés de la distribution et la forte fluctuation des devises", déclare dans un communiqué le P-DG de Seb, Thierry de la Tour d'Artaise.

Il juge toutefois satisfaisantes les performances opérationnelles de Seb. "Notre métier, le petit équipement de la maison, affiche en effet une meilleure résistance que d'autres industries", dit-il.

Seb chiffre à 55 millions d'euros l'impact négatif des dépréciations de certaines devises sur sa marge opérationnelle et souligne l'avoir en partie compensé par des hausses de prix "qui contribuent très positivement aux ventes".

Il ajoute avoir ramené son endettement financier à 504 millions d'euros au 30 juin, contre 649 millions fin 2008, grâce à une "forte génération de trésorerie" au premier semestre.

Le titre du groupe a clôturé mercredi à 35,05 euros, en baisse de 1,35% sur la journée. Il a progressé de 65,6% depuis le début de l'année après son recul de 48% en 2008.

(Marc Angrand, avec la contribution de Noëlle Mennella, édité par Pascale Denis)

Service économique. Tél 01 49 49 53 82 Reuters Messaging : noelle.mennella.reuters.com@reuters.net

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