Stabilisation en vue pour le marché mondial du fret maritime

mardi 20 octobre 2009 12h53
 

HONG KONG 20 octobre (Reuters) - De premiers signes suggèrent que le pire est passé pour le marché du transport maritime, les prix du fret étant revenus à des niveaux proches du seuil de rentabilité, mais plusieurs années pourraient être nécessaires avant que le secteur retrouve ses niveaux d'avant la crise.

Illustrant les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés les grands acteurs de ce marché, l'exploitant hongkongais de porte-conteneurs Orient Overseas (International) Ltd (0316.HK: Cotation) a fait état mardi d'une chute de 42% de son chiffre d'affaires dans le transport au troisième trimestre.

La demande et les prix se sont effondrés l'an dernier dans le secteur, certains tarifs tombant même à zéro pour certaines liaisons, les exploitants demandant aux exportateurs de ne payer que les coûts du carburant et les charges portuaires.

Toutefois les cours de Bourse des valeurs du transport maritime ont rebondi cette année, grâce aux espoirs d'une reprise des échanges mondiaux et au soutien de la demande chinoise.

China Cosco (1919.HK: Cotation), le plus grand conglomérat du pays spécialisé dans le transport maritime, a déclaré avoir augmenté par trois fois ses tarifs de fret pour les conteneurs entre juillet et septembre, les portant à un niveau proche du seuil de rentabilité. Une situation que devrait connaître Maersk Line, le numéro un mondial du secteur et filiale d'A.P. Moller-Maersk (MAERSKb.CO: Cotation), d'ici au premier trimestre de l'année prochaine.

"Les deux premiers trimestres ont été les plus difficiles mais maintenant, l'ensemble de la situation économique évolue favorablement", a expliqué à Reuters Zhang Yongjian, secrétaire du conseil d'administration de Cosco.

Le principal indice de fret maritime .BADI a atteint lundi son plus haut niveau depuis deux mois à 2.766 points, mais il reste très loin de son plus haut de 11.793 points, touché en mai 2008.

Et certaines grandes entreprises du secteur restent en difficulté. Le numéro trois mondial par sa capacité, CMA CGM, a ainsi dû annoncer fin septembre discuter une restructuration de sa dette (Plus de détails [ID:nLP391566]), tandis que le gouvernement allemand a accordé 1,2 milliard d'euros de garanties financières à Hapag-Lloyd [HPLG.UL].

(Alison Leung et Harry Suhartono, version française Alexandre Boksenbaum-Granier)