LEAD 2 Novartis solide comme prévu au T3

lundi 20 octobre 2008 12h50
 

ZURICH, 20 octobre (Reuters) - Novartis SA NOVN.VX a dévoilé lundi des chiffres sans surprise pour son troisième trimestre 2008, affinant toutefois ses prévisions annuelles pour ses divisions.

Les pronostics de ventes dans la pharma ont été relevés et sont désormais attendus avec une croissance "à un taux à un chiffre dans la partie moyenne de la fourchette en monnaies locales" contre des prévisions précédentes dans le bas de la fourchette.

Vers 10h30 GMT, le titre Novartis perd 2,35%, moins bien que l'indice sectoriel de la pharmacie qui progressait alors de 0,13%. Le titre s'est adjugé plus de 24% la semaine dernière.

L'avenir s'assombrit pour la petite division Sandoz, active dans les génériques puisque la croissance de son chiffre d'affaires devrait être à peine positive avec "un taux à un chiffre dans le bas de la fourchette en monnaies locales" alors que le groupe prévoyait précédemment un taux proche de 5% également.

Pour l'année en cours, la laboratoire bâlois prévoit toutefois un nouvel exercice record au niveau du groupe en termes de chiffre d'affaires et de bénéfices.

La révision à la hausse de la division Pharma est "un signal positif mais dans l'ensemble les chiffres sont plutôt mitigés", estime Karl-Heinz Koch, analyste chez Helvea, qui s'inquiète du pessimisme affiché pour Sandoz.

Le groupe ajoute dans une présentation qu'il n'a aucune exposition "en actions ou en obligations" dans quelque institution financière insolvable que ce soit et qu'il ne rencontre aucune limitation substantielle dans son programme de papier commercial aux Etats-Unis qui a apporté 3,8 milliards supplémentaires de financement.

Novartis a déjà pu abaisser ses coûts de 714 millions de dollars depuis janvier, "dépassant ainsi le but fixé à 670 millions pour cette année". Le groupe a confirmé qu'il veut réduire ses coûts de 1,6 milliard avant impôts en 2010, par rapport à 2007.

"C'est à cette date (2010, ndlr) que de nouveaux produits feront leur apparition dans le portefeuille du groupe, et que d'autres souffriront de la fin de protection que leur conférait leur brevet", explique Michael Nawrath, analyste à la Banque cantonale de Zurich (BCZ).   Suite...