Patek Philippe veut légèrement améliorer son C.A. en 2009

mardi 18 août 2009 13h22
 

Par Silke Koltrowitz et Katie Reid

PLAN-LES-OUATES (GENEVE), 18 août (Reuters) - Patek Philippe, maison horlogère indépendante, a bon espoir d'égaler ou même dépasser légèrement cette année les ventes de l'an dernier grâce au très haut de gamme.

"La demande pour les pièces à grande complication se maintient bien. Même si les volumes étaient en baisse d'environ 10% à fin juillet, la valeur était en hausse", a expliqué le président Philippe Stern dans une interview à Reuters.

La progression de la valeur ayant plus que compensé le repli du nombre de pièces, le chiffre d'affaires de Patek Philippe à la fin du mois de juillet était en légère augmentation par rapport à l'an dernier. "L'ensemble de l'exercice 2009 devrait être légèrement supérieur à 2008", a-t-il souligné.

La demande a ralenti partout dans le monde mais certains marchés sont plus concernés que d'autres. L'Europe, où Patek Philippe réalise environ 45% de ses ventes, se porte encore relativement bien, à l'exception de l'Espagne, a détaillé Stern.

"L'Asie, hors Japon, réalise une bonne performance et pourra constituer 35% de nos ventes à la fin de l'année." Les Etats-Unis continuent à poser problème avec une chute pouvant atteindre 50% mais "il semble y avoir une petite reprise".

En termes de catégories de prix, "les modèles coûtant entre 10.000 et 20.000 dollars ont souffert le plus alors que le très haut de gamme avec les grandes complications résiste bien".

"C'est la qualité qui compte", a renchéri Thierry Stern, fils de Philippe qui prendra les rênes de la maison à la fin de l'année. "Les gens sont prêts à investir dans des produits qui tiennent leurs promesses en matière de fiabilité et de valeur."

La reprise ne viendra pas du jour au lendemain, selon Stern senior. "Les choses devraient s'améliorer lentement en 2010. Lentement mais sûrement. Mais l'industrie horlogère ne peut repartir si le reste de l'économie ne fait pas de même. A l'automne 2010, nous devrions y voir plus clair", a estimé le président.

(Edition Pascal Schmuck)