17 juillet 2009 / 14:01 / dans 8 ans

CORRECTION LEAD 2 Citi bénéficiaire au T2 grâce à une cession

(Répétition corrigée au 7e para: bien lire “les coûts liés au crédit se sont inscrits en hausse de 12,4 milliards” et non “à 12,4 milliards” comme écrit par erreur.

par Jospeh A. Giannone

NEW YORK, 17 juillet (Reuters) - Le groupe bancaire Citigroup (C.N), a fait état vendredi d‘un bénéfice de 4,3 milliards de dollars principalement imputable à une plus-value de cession, alors que le coeur de ses activités bancaires continue d’être affecté par la crise financière.

Maintenue à flots grâce à l‘injection de 45 milliards de dollars de fonds publics, Citigroup a dégagé une plus-value nette de 6,7 milliards de dollars en cédant une participation dans sa filiale de courtage Smith Barney à Morgan Stanley, qui en détient désormais 51%.

En excluant ce bénéfice exceptionnel, les résultats de Citi sont dans le rouge, mais la perte reste inférieure à ce qu‘attendaient les analystes, ce qui permet à l‘action de grignoter 0,33%.

L‘opération a permis à Citi de dégager un bénéfice net de 4,28 milliards de dollars, 49 cents par action, contre une perte de 2,50 milliards de dollars, 55 cents par action, un an auparavant.

Hors ce gain exceptionnel, le groupe a publié une perte par action de 26 cents, là où les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une perte par action de 31 cents.

Le produit net bancaire du trimestre s‘est inscrit en hausse de 71% à 30 milliards de dollars.

Les coûts liés au crédit se sont inscrits en hausse de 12,4 milliards de dollars.

L‘action Citigroup a perdu 94% depuis son plus haut de mai 2007. Elle a toutefois triplé depuis le plus bas inscrit début mars.

EFFECTIFS EN BAISSE

Citi a précisé que ses effectifs avaient baissé de 30.000 personnes lors du deuxième trimestre par rapport au premier. Ils sont en diminution d‘environ 96.000 par rapport à leur niveau le plus haut.

“A première vue, les chiffres sont impressionnants. La banque a des résultats très solides sur les marchés de capitaux, mais elle a accru ses pertes dans ses activités de banque de détail”, souligne Bill Fitzpatrick, analyste de Capital Optique Management.

“La participation publique détenue par l‘Etat la dessert et la maintient dos au mur. Cela complique le recrutement de salariés talentueux et le gain de parts de marché.”

“C‘est difficile de dire qu‘ils sont vraiment sortis de l‘ornière mais ils prennent la bonne direction, en partie parce que l’économie a touché le fond, mais également en raison des décisions qu‘ils ont prises en interne”, note Walter Todd de Greenwood Capital Associates.

“A la fois pour Bank of America ou Citi, le résultat est contrasté. Elles semblent toutes les deux provisionner de gros montants pour pertes sur crédit dans tous les pans de leurs activités. Ça, c‘est la mauvaise nouvelle.”

En janvier, le directeur général de Citi Vikram Pandit a décidé de scinder le groupe en deux avec Citicorp, qui comprend les activités mondiales de banque commerciale et les autres activités qu‘il souhaite conserver et Citi Holdings, qui a hérité d‘une série d‘actifs douteux appelés à être cédés.

Le bénéfice d‘exploitation de Citi Holdings ressort à 1,36 milliard de dollars, contre une perte de 5,23 milliards de dollars un an auparavant. Citicorp a quant à elle dégagé un bénéfice des opérations poursuivies de 3,06 milliards de dollars, en baisse de 11%, notamment en raison du repli des activités de banque régionale.

Version française Nicolas Delame

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