Air France-KLM-Possible problème de liquidité en 2010 - presse

vendredi 17 juillet 2009 08h53
 

PARIS, 17 juillet (Reuters) - Air France-KLM (AIRF.PA: Cotation) pourrait accuser en 2009-2010 une perte supérieure aux 129 millions d'euros de l'exercice précédent clos fin mars si le trafic ne reprend pas d'ici la fin de l'année, selon un audit cité vendredi par Les Echos. Dans le pire des trois scénarios présentés par le cabinet d'expert-comptable Secafi, le groupe aérien pourrait en outre faire face à un problème de liquidités en 2010 à moins de réduire encore ses dépenses, précise le quotidien économique.

Personne n'était immédiatement disponible pour commenter chez Air France-KLM.

Selon cette hypothèse, en l'absence totale de reprise, la compagnie verrait son chiffre d'affaires baisser de 9,5% avec un pétrole reparti à la hausse à 70 dollars le baril, précise le cabinet dans son audit réalisé à la demande du comité central d'entreprise.

"Dans ce scénario, la perte opérationnelle de la compagnie nous conduirait à consommer plus de 1,5 milliard d'euros de cash en 2009, programme d'investissement compris", estime Secafi. "Même en tenant compte de l'apport de l'emprunt Océane, cela signifie que la compagnie n'aurait pas une année avant d'être à court de cash. La situation est encore plus préoccupante au niveau du groupe Air France-KLM".

Air France KLM a émis en juin un emprunt obligataire d'un maximum de 661 millions d'euros destiné à financer des achats d'avions en 2009.

L'hypothèse intermédiaire, jugée la plus réaliste, prévoit une baisse de 9% du chiffre d'affaires de la compagnie sur l'année, mais avec un baril de pétrole bon marché à 58 dollars. Selon le cabinet, elle correspond à l'objectif affiché en mai par la compagnie.

Le scénario le moins noir - une baisse de 4% du chiffre d'affaires et un baril restant à 61 dollars, permettant à la compagnie de réduire ses pertes et de financer ses investissements - paraît plus improbable après la baisse du trafic en mai et en juin, ajoute l'audit, précisant que c'était l'hypothèse du groupe fin 2008.

(Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)