17 octobre 2008 / 16:34 / il y a 9 ans

LEAD 1 Michelin s'attend à un ralentissement de la demande

Par Helen Massy-Beresford

CLERMONT-FERRAND, 17 octobre (Reuters) - Michelin (MICP.PA) s'attend à un ralentissement de la demande en raison de la crise financière qui frappe le marché automobile, mais il résiste mieux que les constructeurs eux-mêmes, ont déclaré vendredi des responsables du manufacturier de pneumatiques.

Le co-gérant du groupe, Michel Rollier, a estimé qu'il était trop tôt pour faire des prévisions pour 2009 ajoutant néanmoins que, "naturellement, nous serons confrontés à un ralentissement de la demande".

Il a ajouté que la société s'adapterait à la conjoncture et qu'elle donnerait des détails sur la situation des marchés lors de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, à la fin du mois.

Didier Miraton, gérant non commandité en charge de la Recherche & du Développement, a déclaré que Michelin, "comme les autres" était affecté par le ralentissement de la demande, mais qu'il résistait mieux que les constructeurs automobiles. Les immatriculations ont reculé de 8,2% le mois dernier en Europe.

Michelin, qui a son siège à Clermont-Ferrand, prévoit d'investir 600 millions "voire un peu plus" en R&D en 2009, tout comme en 2008, a-t-il ajouté lors d'une visite du centre de R&D du groupe. Le groupe français, numéro deux du secteur en terme de capitalisation boursière après le groupe japonais Bridgestone Corp (5108.T), regarde toutes les opportunités sur le marché du pneumatique, a ajouté Michel Rollier.

Il a toutefois refusé de s'avancer plus et de dire s'il s'intéressait aux activités de pneumatiques de l'allemand Continental (CONG.DE).

Didier Miraton a toutefois indiqué qu'un groupe issu de la fusion entre Michelin et Continental serait "trop gros" pour obtenir l'aval des autorités de la concurrence dans de nombreux pays.

"Nous sommes concurrents de Continental depuis 120 ans. Il est important pour nous que Conti reste en Europe", a-t-il ajouté.

Michelin a détaillé début octobre son plan stratégique, qui prévoit sur la période 2007-2010 une diminution des charges comprise entre 1,5 milliard et 1,7 milliard d'euros.

Le groupe dont la capitalisation boursière avoisine six milliards d'euros, continue de viser une marge opérationnelle et une rentabilité des capitaux employés supérieures à 10% pour 2010. En 2008, il table sur une marge proche de celle de 8,6% réalisée au premier semestre.

Le titre a clôturé vendredi en hausse de 0,69%. Il perd 47% depuis le début de l'année, sous-performant l'indice sectoriel européen .SXAP (-33,86%).

Version française Jean-Michel Bélot, édité par Jacques Poznanski

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