L'Oréal va réduire ses coûts, geler les embauches - DG au Figaro

mardi 17 février 2009 07h58
 

PARIS, 17 février (Reuters) - Face aux incertitudes économiques, L'Oréal (OREP.PA: Cotation) va adapter son modèle économique en engageant des mesures de réduction des coûts, parmi lesquelles un gel des embauches, et en rendant les prix de ses marques plus accessible, déclare Jean-Paul Agon, son directeur général, dans une interview publiée mardi par Le Figaro.

Le n°1 mondial des cosmétiques a annoncé lundi une baisse de 3,6% de son bénéfice opérationnel 2008 et n'a donné aucune perspective chiffrée pour l'exercice en cours. [ID:nLG38884].

"L'ambition de croissance de 6 à 8% par an que nous nous étions donnée il y a trois ans reposait sur un marché lui-même en progression de 5 %. Aujourd'hui, on ne connaît pas l'évolution du marché mondial. Notre but reste de gagner des parts de marché", déclare Jean-Paul Agon au quotidien.

Mais il ajoute : "Nous restons confiants sur la capacité du groupe à progresser. Et nous abordons 2009 avec réalisme parce que nous savons que ce ne sera pas facile, mais avec confiance dans la résistance de nos marchés et avec volontarisme pour développer nos activités".

Dans ce contexte, L'Oréal va "adapter notre modèle à l'époque" et en termes de prix, va lancer "des politiques de promotions qui soutiennent les achats", précise le directeur général. Ces efforts, poursuit-il, devrait permettre au groupe de préserver ses marges et sa rentabilité.

Jean-Paul Agon observe que L'Oréal va bénéficier en 2009 de la baisse des prix des matières premières, de la remontée du dollar et d'une diminution des taux d'intérêt qui va réduire nos frais financiers.

Il annonce "beaucoup d'actions pour réduire (les) coûts au niveau industriel, logistique ou sur les frais généraux" et mentionne notamment la décision du groupe de geler les embauches, hors débutants.

Enfin, interrogé sur la fin en avril du pacte qui lie les deux principaux actionnaires de L'Oréal que sont Liliane Bettencourt et Nestlé NESN.VX, il répond :

"Le pacte ne prend pas fin. Chaque partie a la possibilité de réduire sa participation, avec maintien des droits de préemption réciproques".   Suite...