17 avril 2009 / 11:36 / il y a 8 ans

RPT- LEAD 3 Citigroup - Perte réduite au T1, l'action redescend

* Perte réduite au T1

* l'échange de titres reporté

* l'action bondit en avant-Bourse

* mais recule en séance

(déclarations du directeur financier, cours de Bourse)

NEW YORK, 17 avril (Reuters) - Citigroup (C.N) a déclaré vendredi que les mesures de réduction des coûts et l'amélioration des résultats de trading et de banque d'investissement avaient permis de réduire nettement les pertes au premier trimestre.

Et ce en dépit d'une forte hausse des coûts du crédit aux particuliers ou lié aux cartes de crédit. La veille JPMorgan Chase (JPM.N) publiait également des comptes - bénéficiaires - meilleurs que prévu et un peu auparavant Wells Fargo (WFC.N) donnait également de bonnes nouvelles.

La banque américaine a aussi fait savoir qu'elle avait l'intention de reporter l'échange proposé de milliards de titres préférentiels contre des actions ordinaires dans l'attente des résultats des tests de résistance ("stress tests") entrepris par les autorités pour évaluer les besoins des banques en fonds propres.

La perte de Citigroup est ressortie de 966 millions de dollars, soit 18 cents par action, à comparer avec une perte de 5,19 milliards (1,03 dollar) un an plus tôt. Les analystes attendaient en moyenne une perte par action de 30 cents, selon Reuters Estimates.

Le produit net bancaire a à peu près doublé à 24,79 milliards de dollars, alors que le marché attendait en moyenne 21,73 milliards.

L'action, qui avait bondi de plus de 12% en avant-Bourse, perdait 4,24% à 3,84 dollars en fin de matinée. Elle a perdu 40% de sa valeur depuis le début de l'année, à comparer à un recul de 19% de l'indice KBW des bancaires américaines .BKX. Jusqu'en janvier 2007, Citigroup se traitait au-dessus de 56 dollars.

Citigroup a reçu des aides publiques par trois fois depuis octobre, retirant 45 milliards de dollars du Troubled Asset Relief Program (Tarp) et obtenant l'aval de Washington pour un partage des pertes sur 300,8 milliards de dollars d'actifs douteux.

"C'est un peu mieux que prévu mais on a sans doute sous-estimé à quel point l'aide publique l'a portée en avant", dit Michael holland (Holland a Co). "Les défis restent énormes. Si on se remémore ce qu'a dit JPMorgan hier, ses soucis pour la consommation, Citi souffrira aussi".

RISQUE ABAISSE

Hors impact des titres préférentiels, Citigroup a fait état d'un bénéfice de 1,59 milliard de dollars, à comparer à une perte de 5,11 milliards au premier trimestre 2008. Les dividendes des actions préférentielles ont représenté 1,3 milliard de dollars durant le trimestre et la redéfinition du prix de conversion sur les titres préférentiels convertibles émis l'an passé a retranché 1,3 milliard de dollars supplémentaires au résultat.

La banque signale aussi que les charges d'exploitation ont baissé de 23% et qu'elle a supprimé 13.000 postes durant le trimestre, ses effectifs étant maintenant de 309.000 salariés.

"Nous avons abaissé le risque et réduit spectaculairement le problème des actifs du passé qui ont causé une bonne partie de nos pertes", explique le directeur général Vikram Pandit. "Nous avons de façon sensible réduit les dépenses et les charges salariales et amélioré notre efficacité".

Pandit ajoute que ce sont les meilleurs résultats depuis le deuxième trimestre 2007. La banque a perdu 37,5 milliards de dollars sur les cinq trimestres précédents.

Les résultats prennent en compte des coûts de crédit de 10,3 milliards de dollars, en hausse de 76%, provenant pour une large part d'une augmentation des défauts de paiement sur cartes de crédit. Ce montant se décompose en 7,3 milliards de dollars de pertes nettes sur crédit, de 2,7 milliards de dotations aux réserves pour créances douteuses et de 332 millions de dollars de divers.

Pandit a procédé en janvier à une division de Citigroup, l'entité Citicorp regroupant les actifs que la banque veut garder et Citi Holdings ceux dont elle veut se débarrasser, à savoir le courtage et l'assurance.

"Il y a des centaines de milliards de dollars d'actifs desquels nous comptons nous déssaisir avec le temps", a dit le directeur financier Edward Kelly, lors d'une téléconférence.

SATISFAITS DES RESERVES

La division clients institutionnels de la banque, qui inclut la banque d'investissement, a dégagé un bénéfice de 2,83 milliards de dollars, alors qu'elle était déficitaire un an auparavant, grâce à une solide performance sur les marchés de taux.

Le crédit au particulier a perdu 1,23 milliard de dollars, reflétant une hausse des pertes sur créances, notamment dans l'immobilier résidentiel. Le bénéfice des cartes de crédit s'est réduit des deux tiers à 417 millions de dollars.

Les CDS de la banque se sont resserrés de 50 points de base à 480 pdb en réaction aux résultats trimestriels, selon Phoenix Partners Group.

L'augmentation de la dotation aux réserves pour créances douteuses a pu faire apparaître la performance de crédit meilleure que prévu au premier trimestre. Le ratio de fonds propre Tier-1 n'a guère varié par rapport au quatrième trimestre.

S'exprimant sur la dégradation du crédit, Kelly a dit: "Il n'est pas question de laisser entendre que c'est fini mais il y a eu cette différence entre ce que nous projetions et ce qui s'est effectivement cristallisé. Nous sommes satisfaits du niveau des dotations aux réserves".

Jonathan Stempel, version française Dominique Rodriguez

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