France/Banque-Pas d'embellie pour les activités de marché /Fitch

jeudi 16 avril 2009 19h01
 

PARIS, 16 avril (Reuters) - Fitch a déclaré jeudi s'attendre en 2009 à une poursuite de la baisses des revenus des banques françaises en raison de la récession économique et jugé que les perspectives restaient sombres pour leurs activités de banque de financement et d'investissement (BFI).

L'agence de notation estime également que la hausse des provisions, déjà constatées au cours du quatrième trimestre, continuera de peser sur le secteur bancaire français.

"La perspective de BNP Paribas (BNPP.PA: Cotation) et de Société Générale (SOGN.PA: Cotation) est assombrie par l'avenir peu prometteur des grandes divisions de BFI de ces banques, dont les résultats ont beaucoup souffert de la crise des marchés financiers mondiaux", écrit Fitch dans un rapport sur les grandes banques françaises.

La Socgen devrait également passer de nouveaux provisionnenements en raison de son exposition à la Russie et à l'Europe centrale et de l'est "où les prêts représentaient quelque 10% du total des prêts consolidés à fin 2008", souligne l'agence de notation.

Selon elle, le Crédit agricole (CAGR.PA: Cotation) est la banque "la mieux placée" pour résister dans le contexte de crise, grâce à une "bonne diversification de ses revenus" et grâce aussi à "sa position prépondérante sur le marché de détail domestique dont (la banque) contrôle 25% des dépôts".

Concernant Natixis (CNAT.PA: Cotation), détenue à 71% par les Banques populaires et les Caisses d'épargne en cours de rapprochement, Fitch considère que "le chemin (...) vers la reprise est encore long" et que "la création de revenus par les réseaux régionaux restera faible du fait de la récession économique".

"Natixis est toujours dans une passe difficile, avec de volumineux portefeuilles d'actifs structurés douteux dont elle continue d'essayer de se délester", souligne Janine Dow, directeur senior en charge des institutions financières chez Fitch.

Pour le Crédit mutuel, l'agence de notation pense que la prise de contrôle par la banque du spécialiste du crédit à la consommation Cofidis peut se révéler risquée.

"Le calendrier choisi pour ce développement dans le secteur du crédit à la consommation peut s'avérer peu favorable en raison de l'évolution à la hausse des créances douteuses", note ainsi Fitch.

(Matthieu Protard, édité par Cyril Altmeyer)