LEAD 1 Airbus - Le financement client reste une préoccupation

jeudi 16 avril 2009 16h01
 

BRUXELLES, 16 avril (Reuters) - Le financement des achats d'avions pour les compagnies aériennes reste un sujet de préoccupation majeur pour Airbus EAD.PA et l'accès des transporteurs aux liquidités constitue la priorité numéro un du constructeur, a déclaré jeudi son président, Tom Enders.

"Le financement des appareils est toujours très problématique. Nous espérons que les conditions de financement vont s'éclaircir dans les prochains mois", a-t-il indiqué en marge d'une conférence de presse organisée par l'Association européenne des industries aéronautiques et de défense (ASD).

"Nous voulons éviter de construire des appareils qui ne puissent pas être livrés", a-t-il ajouté, allusion à ce que les professionnels du secteur appellent les "queues blanches" (white tails), une expression qui désigne les avions construits mais qui attendent leurs propriétaires à l'extérieur des usines.

"Aider les clients à trouver les financements, c'est la priorité numéro un", a-t-il encore dit.

Airbus a fait état au premier trimestre d'un solde de commandes positif de huit appareils. Le groupe a donc enregistré davantage de commandes que d'annulations mais celles-ci ont néanmoins porté sur 14 unités.

Pour la première fois depuis 2003, les livraisons d'Airbus devraient être supérieures aux commandes cette année.

Tom Enders n'a pas souhaité préciser dans quelle proportion son groupe pourrait participer au financement des achats de ses clients.

Il avait fait valoir le 25 novembre dernier que le budget de financement réservé à la clientèle était au plus bas depuis environ 20 ans, soit légèrement au-dessus d'un milliard d'euros, et que la société était capable de monter jusqu'à cinq ou six milliards d'euros. Fin 2008, la trésorerie d'EADS atteignait quelque neuf milliards d'euros.

La France a de son côté annoncé fin janvier son intention d'injecter indirectement cinq milliards d'euros dans le circuit bancaire via la Société de financement de l'économie française (Sfef) en vue d'aider la première division du groupe EADS à sécuriser ses contrats.   Suite...