LEAD 1 Syngenta souffre du dollar fort au T1, confirme objectif

mercredi 15 avril 2009 09h30
 

ZURICH, 15 avril (Reuters) - Syngenta SYNN.VX a vu les effets de change peser sur ses ventes du premier trimestre mais le groupe d'agrochimie rassure en maintenant son objectif d'amélioration du bénéfice par action pour l'année complète.

Vers 07h15 GMT, l'action fait nettement mieux que le marché, grimpant de 3,12% à 228,40 francs alors que le SMI .SSMI recule de 0,64%.

Le chiffre d'affaires a baissé de 4% à 3.622 millions de dollars pour son premier trimestre 2009, restant en deçà des 3.798 millions pronostiqués par le consensus.

A taux de change constants, il ressort une progression de 7%, a précisé le groupe mercredi dans un communiqué de résultats, mettant en cause "la hausse importante du dollar".

"Ce sont surtout les hausses de prix à la vente qui ont permis d'améliorer le chiffre d'affaires", explique Martin Schreiber, analyste à la Banque cantonale de Zurich (BCZ), voyant là "une performance solide avec une influence limitée de la crise économique mondiale".

L'analyste se félicite aussi que Syngenta vise toujours une amélioration de son bénéfice par action en 2009 et recommande de surpondérer le titre.

"Cette année, l'impact du dollar fort sur le bénéfice net n'excédera pas les 200 millions de dollars", a déclaré à Reuters le directeur financier du groupe, John Ramsay.

Le directeur général Mike Mack a de son côté précisé que la saison avait bien démarré dans l'hémisphère nord. "Les marges opérationnelles restent intactes et profiteront des hausses de prix", a-t-il ajouté, prévoyant des augmentations de l'ordre de 4 à 6% cette année.

Au premier trimestre, la division Protection des plantes a vu ses ventes reculer de 3% mais grimper de 8% à taux de change constants à 2.585 millions.

Le segment Semences a enregistré un recul de 6% ou une progression de 3% en monnaies locales à 1.054 millions. Dans cette division, les ventes dans le domaine Home & Garden souffrent le plus de la crise économique, a expliqué le DG.

(Silke Koltrowitz, édition Pascal Schmuck)