ABC Arbitrage fait mieux que la Bourse au premier semestre

lundi 14 septembre 2009 15h46
 

PARIS, 14 septembre (Reuters) - ABC Arbitrage (BITI.PA: Cotation) a enregistré une performance confortable au premier semestre malgré la crise et la faible activité sur les Bourses, avec un résultat net en hausse de 41% à 17,0 millions d'euros.

La société a décidé en conséquence de verser un acompte sur le dividende 2009 de 0,2 euro par action avec l'option pour les actionnaires de réinvestir tout ou partie de ce dividende en actions ABC Arbitrage au prix unitaire de 5,86 euros, a annoncé lundi son président Dominique Ceolin lors d'une conférence de presse. Vers 15h35, le titre perdait 3,2% à 6,73 euros en raison de prises de bénéfices après une hausse de plus de 40% depuis la fin de l'année, maintenant réduite à 36%.

"Le rendement brut, rapport du produit de l'activité courante (35,8 millions d'euros, +29%) sur la moyenne des fonds propres, ressort à plus de 37% sur le seul semestre à comparer avec le repli de 4,2% du CAC 40 sur la même période", a souligné Dominique Ceolin.

"Ces résultats s'inscrivent dans un contexte globalement marqué par une baisse du nombre des opportunités d'arbitrages, limitant les volumes traités", a-t-il souligné.

Il a rappelé qu'ABC Arbitrage cherchait à "produire des rendements positifs quelles que soient les situations de marché".

ABC, qui exploite les incohérences du marché, n'intervient que sur des marchés réglementés, ne spécule pas et ne prend pas de position directionnelle. Le gros de l'activité porte sur les marchés d'actions au comptant et dérivés avec un début d'activité sur les matières premières et le change.

Il a déclaré que les mois traditionnellement calmes en termes d'activité de juillet et août ne permettaient pas de dégager une tendance pour le second semestre.

Les résultats cumulés d'ABC Arbitrage sur la période allant du 1er janvier 2006 au 30 juin 2009 atteignent 93 millions d'euros, a-t-il dit ajoutant que l'objectif de 100 millions d'euros en 2010 sera ainsi dépassé avant.

(Raoul Sachs, édité par Jean-Michel Bélot)