Ahold accélère son programme de rachat d'actions, T2 difficile

jeudi 25 août 2011 07h48
 

LONDRES, 25 août (Reuters) - Ahold AHLN.AS a annoncé jeudi l'accélération de son programme de rachat de titres après avoir publié un bénéfice inférieur aux attentes au deuxième trimestre, notamment en raison d'une hausse des prix de l'alimentation dans un contexte économique morose pour les ménages.

Le groupe néerlandais, propriétaire de la première chaîne de supermarchés aux Pays-Bas (Albert Heijn) tout en réalisant 60% de ses ventes sur le marché américain, bouclera son programme de rachat de titres d'un milliard d'euros d'ici mars 2012, soit un an plus tôt que prévu.

Le bénéfice d'exploitation hors exceptionnels a reculé de 21% à 275 millions d'euros, soit moins que les 309 millions d'euros attendus selon le consensus Reuters.

La faiblesse du dollar et les charges de restructuration ont entre autres contribué à cette mauvaise performance, précise le groupe, qui exploite près de 3.000 magasins dans 12 pays.

Dans un contexte de hausse des prix du carburant, de stagnation des salaires et de crainte d'une récession économique, les distributeurs ont eu du mal à faire accepter des augmentations de prix aux consommateurs européens et américains.

Le groupe belge Delhaize DELB.BR, qui réalise également la plus grande partie de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis, a lui aussi manqué le consensus au deuxième trimestre. (voir [ID:nLDE7740AF])

Le chiffre d'affaires d'Ahold, légèrement meilleur que prévu, a reculé de 3,5% à 6,87 milliards d'euros. La part de marché a augmenté aux Etats-Unis et aux Pays-Bas.

Toutefois, le chiffre d'affaires à nombre de magasins comparables aux Etats-Unis a affiché une hausse de 1,2% hors carburant et la marge d'exploitation s'est établie à 4,1%, des progressions légèrement plus faibles qu'attendu.

En revanche aux Pays-Bas, les ventes et la marge d'exploitation, respectivement en hausse de 2,6% et 6,2%, sont conformes aux attentes.

Le titre a clôturé à 8,341 euros mercredi, valorisant le groupe à environ 9,5 milliards d'euros.

(Mark Potter, Catherine Monin pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)