2 août 2011 / 06:28 / il y a 6 ans

LEAD 4-BNP vigilant sur les coûts après une charge sur la Grèce

* Provision de E534 mlns au T2 sur la dette publique grecque

* Résultat net en progression de 1,1% au T2

* Nouvelles baisses des provisions anticipées -DG

* L'interview de Baudouin Prot sur Reuters Insider:

link.reuters.com/vyz82s

* Infographie des résultats de BNP Paribas :

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(Actualisé avec nouveau commentaire d'analyste §§12-13, déclaration du DG sur la Grèce §15, cours actualisé)

par Matthieu Protard

PARIS, 2 août (Reuters) - BNP Paribas (BNPP.PA), dont les comptes du deuxième trimestre ont été pénalisés par une provision sur la Grèce, entend maintenir ses coûts sous contrôle pour les prochains trimestres, tout en s'attendant à de nouvelles baisses de ses provisions pour risques.

La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière, après l'espagnole Santander (SAN.MC), a aussi fait savoir qu'elle ne suivrait pas certains de ses concurrents qui ont lancé d'importants programmes de réduction d'effectifs pour s'adapter à un environnement économique et de marché difficile.

Dernier en date, le britannique Barclays (BARC.L) a annoncé mardi qu'il supprimerait 3.000 postes cette année. HSBC (HSBA.L) avait fait savoir la veille qu'il supprimerait 30.000 postes d'ici 2013. (voir [ID:nLDE771067] et [ID:nLDE7700E0])

"Nous maintiendrons certainement nos coûts sous contrôle, mais ne vous attendez pas à ce que BNP Paribas (procède, NDLR) à des milliers de suppressions de postes comme (chez) d'autres", a déclaré Baudouin Prot, le directeur général de la banque, lors d'une interview à Reuters Insider. [ID:nWEA8168]

"Nous allons éventuellement ajuster à la marge nos effectifs", a-t-il ajouté plus tard sur la radio BFM.

A la Bourse de Paris, l'action BNP Paribas abandonnait 0,77% à 43,34 euros à 16h45 après avoir perdu plus de 2% en milieu de matinée. L'indice sectoriel .SX7P des banques européennes perdait au même moment 1,8%. Le titre Barclays est l'une des rares valeurs bancaires européennes en hausse (+1,29%).

"Globalement, nous considérons les tendances sous-jacentes positives, mais la décote sur l'exposition à la dette publique grecque semble un peu faible", commente WestLB dans sa note de recherche.

"Il y a des revenus qui sont 2% sous les attentes mais ils ont été plus que compensés par un coût du risque sous-jacent meilleur qu'attendu", relève de son côté Andrew Lim, analyste chez Espirito Santo Investment Bank.

"SOLDE DE TOUT COMPTE" POUR LA GRÈCE

Conséquence de l'accord sur le deuxième plan d'aide à la Grèce, auquel banques et assureurs français participeront à hauteur de 15 milliards d'euros, BNP Paribas a passé une provision de 534 millions d'euros sur la dette souveraine grecque arrivant à échéance avant fin 2020 qu'elle détient dans ses comptes.

Le bénéfice net de BNP Paribas ressort du coup en progression de 1,1% sur le trimestre, à 2,12 milliards d'euros, là où, d'après le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes tablaient en moyenne sur 2,23 milliards.

La banque a également fait savoir qu'elle ne s'attendait pas à un nouvel impact financier négatif de la crise de la dette grecque dans ses comptes.

Son directeur général a insisté sur le fait que l'aide à la Grèce revêtait un caractère exceptionnel et qu'aucun autre pays de la zone euro ne pourrait bénéficier d'un plan similaire.

"Cette opération est et restera exceptionnelle", a martelé Baudouin Prot. "Ce plan vaut pour solde de tout compte en ce qui concerne les investisseurs privés."

Le coût de cette nouvelle aide à la Grèce devrait être de l'ordre de 150 millions d'euros pour le Crédit agricole (CAGR.PA) et inférieur à 100 millions pour BPCE (Banque populaire - Caisse d'épargne), maison mère de Natixis (CNAT.PA). [ID:nLDE76R1J8] et [ID:nLDE76S09V]

"RAISON GARDER"

"Pour le moment, on est rassuré par la ligne très ferme affichée par BNP Paribas sur la Grèce mais l'on s'interroge sur les situations italiennes et espagnoles", remarque Alexandre Baradez, analyste marchés chez Saxo Banque.

Alors que les régulateurs bancaires préparent une surcharge en capital pour les banques considérées comme systémiques, BNP a redit qu'il serait en mesure de se conformer aux nouvelles exigences en fonds propres sans avoir besoin d'augmentation de capital.

Prié de commenter le rapport du Fonds monétaire international jugeant les banques françaises insuffisamment capitalisées, Baudouin Prot s'est montré très critique envers l'institution de Washington. [ID:nLDE76Q17E]

"Il nous semble que le rapport du FMI est mal renseigné", a réagi le directeur général de BNP Paribas. "Il faut savoir raison garder, (...) même si on travaille au FMI."

"Chez BNP Paribas, nous ne ressentons aucune pression de quiconque pour augmenter nos fonds propres au-delà de 9,6%."

* Le communiqué et la présentation de BNP Paribas :

link.reuters.com/jyc92s

* Le POINT sur l'actualité des banques [BANK/FR]

avec Sarah White et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

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