Bourse - Seb chute après une publication décevante au S1

mardi 26 juillet 2011 10h00
 

PARIS, 26 juillet (Reuters) - L'action Seb (SEBF.PA: Cotation) chute de près de 6% mardi à la Bourse de Paris au lendemain d'une publication semestrielle jugée décevante par le marché, le titre enfonçant également deux seuils techniques importants dans des volumes déjà élevés.

Vers 10h, le titre reculait de 5,99% à 68,43 euros après être tombé à 66,02 euros (-9,3%) auparavant, accusant ainsi la plus forte baisse de l'indice SBF 120 .SBF120 dans des volumes représentant déjà près de 240% de leur moyenne des trois derniers mois.

La valeur se négocie désormais très nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 50 jours (à 71,4324 euros) et 200 jours (à 72,0301 euros), ce qui accentue ses pertes.

Le fabricant de petit électroménager a fait état lundi d'une baisse de 7,6% de sa marge opérationnelle au premier semestre, à 155 millions d'euros, mais s'est dit confiant pour l'ensemble de l'exercice après avoir enregistré une croissance de son bénéfice net et de son chiffre d'affaires semestriels. (voir [ID:nLDE76O0BJ])

Plusieurs analystes soulignent cependant que les résultats publiés sont inférieurs aux attentes, l'érosion des marges ayant notamment été plus forte que prévu.

"Le consensus était lui plus/trop optimiste sur le résultat opérationnel (comme défini par Seb), ce qui devrait mettre le titre sous pression (...) Toutefois, nous estimons que cela pourrait être une opportunité de se renforcer sur le titre", indique CM-CIC Securities dans une note, qui préfère rester à l'achat avec un objectif de 93 euros pour la valeur.

Le groupe s'est dit confiant pour le second semestre et vise pour l'année une croissance du chiffre d'affaires et de la marge opérationnelle en valeur absolue, mais il avait auparavant annoncé des objectifs chiffrés (croissance interne du chiffre d'affaires comprise entre 6 et 7% et marge opérationnelle d'environ 475 millions d'euros), rappelle de son côté Gilbert Dupont dans une note.

L'intermédiaire, à l'achat sur le titre, préfère cependant attendre la réunion prévue cet après-midi avant d'affiner ses prévisions.

(Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)