24 juillet 2011 / 16:42 / dans 6 ans

MARCHÉS-Les thèmes à retenir pour la semaine prochaine

LONDRES, 24 juillet (Reuters) - Voici les grands thèmes qui risquent de s‘imposer aux traders et aux investisseurs dans la semaine qui vient:

1 - TABOUS BRISES EN GRECE

Plusieurs tabous ont été brisés avec le plan de sauvetage de la zone euro pour la Grèce qui a montré que les hommes politiques et la BCE sont capables de parvenir à un compromis si l‘enjeu est suffisamment important. Ainsi, l‘accord a été trouvé tout en sachant pertinemment qu‘il y a un risque de défaut du point de vue des agences de notation. En outre, il ouvre la porte à des achats d‘obligations par le FESF sur le marché secondaire.

Qu‘un tel compromis ait pu déclencher une hausse des marchés montre l‘ampleur de l‘inquiétude si l‘autre alternative avait été retenue, à savoir l‘impasse, laquelle constituait un risque pour la construction de la zone euro elle-même.

Toutefois, les cours de la dette (le CDS grec à 1.675 points de base) montre que les problèmes structurels doivent encore être réglés. La durée du rebond des marchés dira combien de temps il faudra avant que les tabous soient réexaminés.

Le POINT sur la crise dans la zone euro [ID:nZONEURO]

2 - USA - DEFIER LA SAGESSE CONVENTIONNELLE

Le psychodrame autour du plafond de la dette des Etats-Unis n‘est pas totalement pris en compte par les marchés. Le CDS américain à cinq ans est relativement stable, les marchés boursiers sont en hausse et l‘indice Vix .VIX de la peur est loin de signaler une panique de masse. Les investisseurs pensent qu‘il y aura un accord, même de dernière minute, et ne sont pas tellement stressés par les mises en garde des agences de notation concernant le risque d‘un défaut sélectif ou la note triple A du pays. Les investisseurs à court terme sont même désormais tentés d‘aller à contre-courant, en jouant les CDS, les changes ou même le papier obligataire émis par les sociétés américaine bien notées.

3 - DONNER LE CHANGE

Le franc suisse reste le canal privilégié pour jouer la crise souveraine dans la zone euro sur les marchés des changes. Les investisseurs restent prêts à payer une forte prime pour des options leur donnant le droit de vendre des euros contre des francs suisses. Compte tenu de la faiblesse attendue du dollar avec les débats sur la dette aux Etats-Unis, il vaudra mieux regarder la parité franc-euro plutôt que l‘euro-dollar pour mesure le degré de conviction du marché des changes relativement au plan grec.

4 - LES BANQUES AU TOURNANT

Les mauvais résultats dans le trading annoncé par Goldman Sachs au T2 ont conduit à abaisser les attentes sur la contribution de cette activité au résultat net des banques alors que Deutsche Bank, Credit Suisse et UBS doivent publier leurs comptes. Les banques avec une activité importante dans les dérivés d‘actions (Société générale et BNP) se retrouveront peut-être moins exposées sur ce front, mais leur cours de Bourse sera sans doute fonction de leur exposition à la Grèce ou à d‘autres pays très endettés de la zone euro.

Les valorisations des banques européennes sont bon marché, le PER calculé à partir des résultats estimé à 12 mois se situe à 7,4 fois, un niveau sans précédent depuis avril 2009. Ceux qui estiment que le plan de la zone euro n‘est qu‘un pansement provisoire joueront sans doute la volatilité des bancaires en Bourse plutôt que de parier sur un retour des valorisations à leurs moyennes historiques.

5 - A SUIVRE : LES RESULTATS

Les premiers résultats publiés par les sociétés américaines pour le trimestre avril-juin sont relativement encourageants : 85% des sociétés ayant publié affichent des résultats conformes ou supérieurs aux attentes.

Le score des européennes est un peu moins impressionnant mais va quand même dans le sens d‘une croissance régulière.

Les résultats très divers qui seront publiés cette semaine (Boeing, Visa, Exxon Mobil, DuPont, Texas Instrument, Fiat, Peugeot, Infineon, Rolls-Royce, Danone, Royal Dutch Shell, Total, LVMH, Renault, and Daimler) couplés aux indicateurs économiques (PIB britannique et américain, inflation allemande, moral des ménages dans la zone euro, etc...) diront aux investisseurs s‘ils ont eu raison ou pas d‘avoir fait monter les marchés boursiers de 4% depuis le début de l‘année.

Swaha Pattanaik, Danielle Rouquié pour le service français

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