July 26, 2011 / 6:03 AM / 6 years ago

AVANT-PAPIER-Sanofi - Consolidation bienvenue de Genzyme au T2

6 MINUTES DE LECTURE

* Sanofi publie jeudi ses comptes du T2

* Genzyme consolidé pour la première fois

* L'opérationnel attendu à E3.009 millions et le BPA à E1,62

* Vers un relèvement de l'objectif de BPA 2011

par Noëlle Mennella

PARIS, 25 juillet (Reuters) - Sanofi (SASY.PA) consolidera pour la première fois Genzyme dans ses résultats du deuxième trimestre attendus jeudi, ce qui permettra au groupe d'amortir le choc provoqué par les pertes de brevets et les effets de changes, estiment des analystes.

Cependant 2011 devrait être une année encore difficile pour le champion français de la pharmacie, même si l'effet de levier de la contribution de Genzyme, la biotech américaine rachetée début avril pour 20 milliards de dollars, pourrait être relutive de 3% à 4% et ainsi conduire à une révision des objectifs annuels. (voir [ID:nLDE73722C])

L'année 2012, qui concentrera plusieurs risques de perte de brevets, devrait également être compliquée pour le laboratoire dont les relais de croissance, notamment les pays émergents, le diabète, les vaccins et la santé animale, constituent des atouts mais dont le 'pipeline' actuel est jugé insuffisant.

D'après le consensus établi par la rédaction de Reuters, le bénéfice net des activités baissera de 14,8% à 2.111 millions d'euros au deuxième trimestre, l'opérationnel diminuera de 12,1% à 3.009 millions d'euros et le BPA de 14,5% à 1,62 euro.

Les ventes sont attendues à 8.417 millions (+8,2% par rapport au chiffre publié au T2 2010 et +1,3% en y incluant Merial, consolidé intégralement depuis le premier trimestre 2011).

IMPACT DE CHANGE NÉGATIF DE 3% À 5%

"La consolidation de Genzyme amortira mais ne compensera pas l'impact négatif de change, qui sera très négatif au T2, ni les impacts des pertes de brevets", commente Béatrice Muzard, analyste chez Natixis.

D'après des estimations d'experts, l'impact de change pèsera de 3% à 5% au T2 tandis que les copies de Lovenox (thrombose), Taxotère (cancer), Ambien (insomnie) et Plavix (thrombose) devraient faire disparaître près de 715 millions d'euros de chiffre d'affaires, contre 569 millions au premier trimestre 2011.

Les comptes du deuxième trimestre intégreront en outre des commissions liées au rachat de Genzyme d'un montant d'environ 30 millions d'euros.

"En 2011, on ne devrait pas revenir dans le territoire positif, même si la consolidation de Genzyme amortira un peu le choc; en 2012, le groupe aura à nouveau du mal à être dans le positif, mais en 2013 il commencera à sortir la tête de l'eau, surtout grâce à Genzyme", prévoit Jean-Jacques Le Fur, chez Oddo Securities.

Cependant, Sanofi devrait logiquement relever l'objectif annoncé début février d'un bénéfice net par action 2011 inférieur de 5% à 10% à celui de 2010 à changes constants, qui n'intégrait pas la contribution de l'acquisition de Genzyme.

"Le point important sera la magnitude avec laquelle le groupe bougera la 'guidance'. S'il ne fait que resserrer la fourchette, cela pourrait être décevant", commente Eric Le Berrigaud (Bryan, Garnier).

Pour autant, Sanofi ne devrait pas revoir ses perspectives à moyen terme concernant les 600 millions de dollars (417,5 millions d'euros) de synergies attendues de l'intégration de Genzyme ni fixer de nouveaux objectifs en matière de réduction de coûts au regard des deux milliards d'euros escomptés d'ici la fin 2011.

Faiblesse Du Pipeline

Le meilleur des annonces concernant ces sujets devrait être réservé à la réunion sur la stratégie prévue le 6 septembre, pronostiquent les analystes.

Cette réunion pourrait être aussi l'occasion d'actualiser les dates de dépôt d'enregistrement des projets de Sanofi aujourd'hui les plus avancés, comme le Lixisénatide (diabète), le Teriflunomide (sclérose en plaques), le Zlatrap (cancer colorectal), le Mipomersen (hypercholestérolémie) ou le Lembrada (sclérose en plaques).

Reste que le portefeuille de médicaments de Sanofi - qui en février comptait 55 projets en développement clinique, dont 13 en phase III - inquiète des analystes.

"Le gros point faible du groupe c'est la faiblesse du pipeline de Sanofi. On n'aura pas de nouveaux produits à fort potentiel avant 4-5 ans. D'ici là, Sanofi devrait jouer sur les réductions des coûts et le levier Genzyme. Ça peut donner une croissance minimum de 3% à 4% par an", dit Jean-Jacques Le Fur.

Les éléments qui pourraient être communiqués lors de la réunion du 6 septembre seront déterminants pour l'action d'un groupe qui a perdu 13% l'an dernier mais a repris 15,8% depuis le début 2011, alors que l'indice sectoriel .SXDP gagne 8,6% et que le CAC 40 .FCHI stagne avec un gain de 0,2%.

Sanofi a cloturé lundi à 55,40 euros, donnant une capitalisation boursière de 74,8 milliards d'euros.

Voir aussi :

* Sanofi cède sa dermatologie, résultats mitigés pour le Lemtrada [ID:nLDE76A03F]

* ANALYSE-Déremboursements-Les grands labos pourront faire face [ID:nLDE75R0HR]

* Comparaison des groupes pharmaceutiques mondiaux en graphiques : link.reuters.com/ban62s

Edité par Dominique Rodriguez

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