L'américain Eli Lilly mise sur la recherche face aux génériques

jeudi 30 juin 2011 14h41
 

NEW YORK, 30 juin (Reuters) - Eli Lilly (LLY.N: Cotation) est susceptible d'augmenter ses investissements dans la recherche jusqu'en 2014 même si ses comptes doivent pâtir de la concurrence des génériques.

Le groupe pharmaceutique américain, qui présentait sa stratégie jeudi, veut également accroître sa part de marché dans les traitements du diabète et maintenir son dividende, tout en évitant de participer à des mouvements de fusion à grande échelle.

Lilly a par ailleurs confirmé son objectif d'un chiffre d'affaires annuel d'au moins 20 milliards de dollars de 2011 à 2014 contre plus de 23 milliards en 2010. Il prévoit un bénéfice net annuel d'au moins trois milliards de dollars durant cette période, ce qui représenterait un recul de 40% sur les 5,1 milliards de 2010.

Malgré tout, Eli Lilly compte consacrer jusqu'à 25% de son chiffre d'affaires annuel à la recherche-développement, se démarquant en cela de concurrents tels que Pfizer (PFE.N: Cotation) qui sacrifient le budget de recherche en période difficile.

Cet effort serait déployé sur une période de trois ans durant laquelle des médicaments à succès tomberont dans le domaine public. Le budget recherche d'Eli Lilly a représenté 4,88 milliards de dollars en 2010, soit 21% de ses facturations.

Eli Lilly a 70 médicaments en développement clinique. Le laboratoire se dit bien parti pour atteindre ou dépasser son objectif de dix d'entre eux en tests cliniques de dernière phase d'ici la fin de l'année.

Le Zyprexa, un traitement de la schizophrénie, sera soumis à la concurrence des génériques en octobre. Il représente un chiffre d'affaires annuel de cinq milliards de dollars. L'antidépresseur Cymbalta (chiffre d'affaires annuel de 3,5 milliards de dollars) sera "génériqué" en 2013 ou 2014.

Eli Lilly pense que son bénéfice par action diminuera de 2011 à 2012 avant de remonter en 2013 pour diminuer encore en 2014. Il anticipe un retour à la croissance du bénéfice après cela.

(Ransdell Pierson et Lewis Krauskopf, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)