Les compagnies aériennes courtisent les "businessmen" infidèles

mercredi 15 juin 2011 16h09
 

* Les hommes d'affaires reprennent l'avion, mais sont plus économes

* Air France, Lufthansa et B. Airways sous le feu croisé des "low cost" et des compagnies du Golfe

* Le spectre d'un baril à $200 menacerait le concept même de voyage d'affaires

par Cyril Altmeyer

PARIS, 15 juin (Reuters) - Le 11-Septembre 2001, la crise économique la plus violente depuis les années 30 et les cendres d'un volcan islandais avaient quasiment privé les compagnies aériennes européennes de leur clientèle la plus rentable: celle des hommes d'affaires.

Les "businessmen" sont depuis remontés timidement à bord, à la faveur de la reprise économique. Mais leurs habitudes ont changé si radicalement et si durablement que les compagnies ont perdu tout espoir de retrouver leurs marges d'antan.

Confrontées à des réservations de plus en plus tardives, les compagnies pilotent à vue leur stratégie marketing, tandis que plane le spectre d'un baril à 200 dollars à moyen terme, qui pourrait remettre en cause la notion même de voyage d'affaires.

Air France-KLM (AIRF.PA: Cotation), British Airways (groupe IAG (ICAG.L: Cotation)) et Lufthansa (LHAG.DE: Cotation) rivalisent d'ingéniosité pour convaincre cette clientèle de renoncer à la classe économique et de revenir en classe affaires ou, au moins, en "premium", une classe créée par les compagnies pour stopper l'hémorragie.   Suite...