Steve Ballmer vivement critiqué, le titre Microsoft grimpe

jeudi 26 mai 2011 21h18
 

LOS ANGELES/NEW YORK, 26 mai (Reuters) - Le titre Microsoft (MSFT.O: Cotation) est en hausse jeudi à Wall Street après l'appel à la démission de Steve Ballmer, le directeur général du numéro un mondial des logiciels, lancé par un influent gestionnaire de fonds spéculatif.

David Einhorn, qui s'est fait un nom en mettant en garde le marché contre la santé financière de Lehman Brothers LEHMQ.PK avant que la banque d'investissement ne fasse faillite, accuse Steve Ballmer d'être un homme du passé.

"Son maintien est ce qui plane le plus au-dessus de l'action Microsoft", a déclaré David Einhorn lors d'une réunion de fonds spéculatifs à New York.

L'attaque, la plus importante jamais lancée publiquement contre la direction de Microsoft, fait écho à ce que certains investisseurs se disent en privé depuis des années.

Le conseil d'administration de Microsoft, qui comprend neuf personnes dont le président Bill Gates, soutient Steve Ballmer, dit-on jeudi de source proche du conseil.

Le titre Microsoft, qui n'a quasiment pas bougé depuis plus de dix ans, prenait plus de 2,4% à 24,78 dollars.

Première entreprise américaine par sa capitalisation boursière à la fin des années 1990, Microsoft s'est depuis fait doubler par Apple (AAPL.O: Cotation) et IBM (IBM.N: Cotation). Le groupe n'est plus perçu comme une force dominante depuis qu'il peine à développer sa présence sur internet et le marché des téléphones mobiles.

Avant les gains de jeudi, le cours de Microsoft affichait une baisse de 6% depuis l'annonce du rachat de Skype, société spécialisée dans les services de téléphonie via internet, pour 8,5 milliards de dollars (5,9 milliards d'euros), un prix jugé excessif par certains investisseurs. (voir: [ID:nLDE74905K])

David Einhorn a estimé qu'il était temps pour Microsoft d'envisager de nouvelles stratégies pour ses activités déficitaires sur Internet.

La division en ligne du groupe, qui regroupe le moteur de recherches Bing et le portail MSN, a accumulé sept milliards de dollars de pertes en quatre ans sans réussir à ravir des parts de marché au géant Google (GOOG.O: Cotation).

(Edwin Chan, Sinead Carew et Paul Thomasch, Natalie Huet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten et Danielle Rouquié)