Grèce-Le secteur bancaire souffre encore de la crise

mercredi 25 mai 2011 19h32
 

ATHENES, 25 mai (Reuters) - L'augmentation des provisions pour créances douteuses a encore pesé sur les bénéfices des banques grecques au premier trimestre, ATEbank AGBr.AT s'inscrivant toujours dans le rouge alors qu'Eurobank est parvenu à afficher un bénéfice, grâce à la cession de ses activités polonaises.

La deuxième banque grecque, EFG Eurobank EFGr.AT, a fait état mercredi d'un bénéfice de 74 millions d'euros au premier trimestre, la cession de Polbank à Raiffeinsen Bank lui ayant permis de dégager des profits inattendus.

Ces résultats sont supérieurs aux attentes des analystes interrogés par Reuters qui anticipaient en moyenne une perte de 5,3 millions d'euros, hors produit de la cession.

La fourchette des estimations allait d'une perte de 31 millions d'euros à un bénéfice de 5 millions.

La vente de Polbank lui a rapporté 230 millions d'euros.

"Si l'on exclu le gain réalisé par la cession de Polbank, ces résultats, en ce qui concerne les bénéfices et les provisions, sont conformes aux attentes des marchés et affectés par la récession en Grèce", commente l'analyste Nikos Lianeris d'Alpha Finance.

La banque publique ATEbank AGBr.AT, seul groupe bancaire grec à avoir échoué aux tests de résistance européen en juillet dernier, a publié une perte de 29,5 millions d'euros.

La Grèce connaît une troisième année de récession et son économie souffre des mesures d'austérité drastiques engagées par le gouvernement pour faire face à la crise budgétaire. Par conséquent, la croissance des prêts a stagné alors qu'ont progressé les créances douteuses.

Eurobank, présent également en Bulgarie, en Roumanie, en Serbie, en Turquie et en Ukraine, a vu ses créances douteuses augmenter à 9,2% contre 8,2% fin 2010.

(Catherine Monin et Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)