Japon/Banque-MUFG accuse une chute de 82% de son bénéfice au T4

lundi 16 mai 2011 13h11
 

TOKYO, 16 mai (Reuters) - Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) (8306.T: Cotation) a fait état lundi d'une chute de son bénéfice net au quatrième trimestre, sous le coup de pertes de ses divisions crédit à la consommation et courtage.

La première banque japonaise a également annoncé une prévision inférieure aux attentes pour l'ensemble de l'exercice qui a commencé le 1er avril.

A l'instar de ses rivales, les activités de prêts de MUFG devraient en effet fonctionner au ralenti en 2011-2012 du fait de l'impact du séisme et du tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars.

Sous le coup de pertes accusées sur leurs participations dans Tepco (9501.T: Cotation), l'opérateur de la centrale de Fukushima où s'est produit une catastrophe nucléaire, SMFG (8316.T: Cotation) et Mizuho (8411.T: Cotation), les numéros deux et trois de la banque au Japon avaient annoncé une perte pour le dernier trimestre 2010-2011. (voir [ID:nLDE74C0VP])

MUFG a réussi à rester dans le vert sur la période, avec un bénéfice net de 31,25 milliards de yens (274 millions d'euros) contre 171,67 milliards il y a un an.

Pour 2011-2012, la banque anticipe une progression de 3% de son bénéfice net, à 600 milliards de yens alors que les analystes anticipaient 690,7 milliards, selon le consensus SmartEstimate de Thomson Reuters Starmine.

MUFG a précisé que cette prévision serait rééxaminée en juillet ou en septembre, à la fois pour tenir compte de l'impact de la catastrophe naturelle et de la conversion de ses actions préférentielles Morgan Stanley (MS.N: Cotation) en titres ordinaires représentant 22,4% du capital de la banque d'investissement américaine.

Cette conversion pourrait se traduire par un gain exceptionnel de 200 milliards de yens.

Les valeurs bancaires ont lourdement chuté vendredi après des propos de Yukio Edano, secrétaire général et porte-parole du gouvernement, qui ont été interprétés comme un appel lancé aux banques pour qu'elles effacent une partie des dettes de Tepco. [ID:nLDE74C057]

MUFG a dit à ce sujet qu'il n'excluait pas cette possibilité à condition qu'elle s'accompagne d'une restructuration drastique de Tepco.

(Taiga Uranaka, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)