MARCHÉS-Les thèmes à retenir pour la semaine prochaine

dimanche 15 mai 2011 20h31
 

LONDRES, 15 mai - Voici les grands thèmes qui risquent de s'imposer aux traders et aux investisseurs dans la semaine qui vient:

1 - NERVOSITÉ SUR LES MATIÈRES PREMIÈRES - L'ampleur et la vitesse de la chute des cours des matières premières met les nerfs des investisseurs à rude épreuve, ces derniers se demandant si les marchés actions vont résister à cette dynamique de baisse. L'équation est assez simple. Soit les Bourses mondiales ont progressé depuis le début de l'année pour les mêmes raisons que les matières premières et, dans ce cas de figure, les choses se présentent plutôt mal. Soit les valeurs boursières ont été soutenues par des facteurs de hausse qui leur sont propres, auquel cas, les craintes de baisse peuvent paraître excessives.

Un net ralentissement de l'activité économique mondiale serait de mauvais augure pour tous les actifs considérés comme étant plus risqués que d'autre, catégorie à laquelle appartiennent les actions et l'essentiel des matières premières. Cependant, une diminution légère du rythme de croissance, accompagnée d'une moindre pression sur les prix du fait de l'effondrement des cours des matières premières et donc d'un éventuel report des prochains tours de vis monétaires, ne serait pas forcément synonyme d'une chute des Bourses. D'autant plus que les gérants de fonds ont déjà fait tourner une partie de leurs avoirs pour privilégier des valeurs plus défensives.

Wall Street à l'approche d'une tempête sur les marchés actions [ID:nLDE74E0KD]

2 - LE SENS DES MOTS - Les intervenants sur les marchés financiers sont convaincus que la Grèce aura besoin de fonds complémentaires pour pouvoir se refinancer en 2012, mais ils savent d'avance qu'il y aura des semaines, voire des mois de négociations avant que ceci ne soit de fait acté par les responsables politiques de la zone euro. Ceci étant dit, même si un plan d'aide complémentaire était, à plus ou moins court terme, mis en place pour le pays, les prix du marché - rendements obligataires, CDS - suggèrent que les investisseurs pensent surtout qu'Athènes ne pourra pas échapper à une restructuration de sa dette. Certains hommes politiques commencent à utiliser l'expression "reprofilage", qui sonne mieux à leurs oreilles que celle de "restructuration".

Grèce-L'UE, le FMI pour la privatisation des "utilities"-Presse [ID:nLDE74E0IS]   Suite...