Aperam avertit sur ses marges du T2, le titre baisse

mardi 10 mai 2011 09h35
 

BRUXELLES, 10 mai (Reuters) - Aperam (APAM.AS: Cotation), la division acier inoxydable scindée par ArcelorMittal (ISPA.AS: Cotation) en début d'année, a déclaré mardi que ses marges seraient sous pression au deuxième trimestre après avoir enregistré des résultats supérieurs aux attentes au premier.

A 9h30, le titre Aperam cédait 0,78% à 28,48 euros alors que l'indice regroupant les valeurs européennes liées aux matières de base avançait de 0,88% et que son ex-maison mère prenait 1,5% à 25 euros.

Aperam a précisé que sa rentabilité risquait de pâtir sur la période avril-juin d'une baisse des cours du nickel, des incertitudes économiques et de la faiblesse du dollar.

Par ailleurs, les prix de ses produits devraient continuer d'être affectés tout au long de l'année par une situation de surcapacités, a ajouté le groupe, numéro six mondial de l'inox.

Son résultat brut d'exploitation de 139 millions de dollars (97 millions d'euros) au premier trimestre est stable par rapport à la même période de 2010 mais représente un chiffre multiplié par plus de six par rapport aux trois derniers mois de 2010.

Huit analystes interrogés par Reuters avaient tablé en moyenne sur un Ebitda trimestriel de 115 millions de dollars.

"Après un mauvais quatrième trimestre, nous avons enregistré une amélioration sensible de nos résultats au premier trimestre 2011", déclare Bernard Fontana, directeur général d'Aperam, cité dans un communiqué.

La demande mondial pour des produits en acier inoxydable est tirée par l'Asie. Mais la stagnation de la consommation en Europe fait que le secteur dispose désormais d'un nombre excessif de capacités, ce qui a donné lieu à des rumeurs de fusion.

L'allemand ThyssenKrupp (TKAG.DE: Cotation) a contribué à les alimenter en annonçant la semaine dernière qu'il se séparait de son activité acier inoxydable dans le cadre d'un programme de cessions d'actifs représentant 10 milliards d'euros. (voir [ID:nLDE745114])

(Philip Blenkinsop, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)