RPT - LEAD 1 Lafarge-Des fonds regardent le plâtre européen/Sces

jeudi 7 avril 2011 19h20
 

   Répétition avec la date du 7 avril, le texte sans changement


* BNP Paribas et Citi mandatés pour étudier la cession    
 * La division pourrait être cédée par branche géographique
 
 par Julien Ponthus 
 PARIS, 7 avril (Reuters) - Des fonds de private equity sont
intéressés par la reprise des activités européennes de la
division plâtre de Lafarge LAFP.PA mais sont peu enclins à
faire une offre pour l'ensemble de la division, ont indiqué à
Reuters jeudi des sources proches du dossier. 
 Le numéro un mondial du ciment vise 750 millions d'euros de
cessions en 2011 afin de réduire sa dette et pourrait réaliser
cet objectif en vendant la plus petite de ses activités, le
plâtre. 
 Selon des sources proches du dossier, les banques BNP
Paribas et Citi ont été mandatées pour étudier une cession de
cette division mais n'auraient pas encore lancé un processus
formel d'enchère.
 "C'est l'Europe qui les intéresse", a commenté une de ces
sources.
 Conséquence de cet état de fait, la division plâtre pourrait
être cédée par zone géographique plutôt qu'en bloc, ont encore
indiqué ces sources, ajoutant néanmoins que Lafarge n'avait pas
encore pris la décision de vendre. 
 La branche plâtre, plus petite des trois divisions du
groupe, avec 9% environ du chiffre d'affaires en 2010, a réalisé
l'an dernier des ventes de 1,4 milliard d'euros pour un résultat
opérationnel courant de 58 millions. 
 Les valorisations de cette division varient presque du
simple au double, allant d'un à deux milliards d'euros. 
 Si les activités européennes sont rentables, la branche
nord-américaine a perdu de l'argent en 2010 malgré une légère
amélioration de ses ventes. 
 Enfin, si les perspectives en Asie sont bonnes, les accords
de gouvernance avec Boral (BLD.AX: Cotation) au sein de la coentreprise
Lafarge Boral pourraient aussi conférer un droit de regard au
groupe australien, une autre inconnue susceptible de compliquer
un éventuel processus de vente.
 Ni les banques ni Lafarge n'ont souhaité commenter ces
informations. 
 (Avec la contribution de Gilles Guillaume et de Nina Sovich,
édité par Pascale Denis)