Commerzbank publie un bon T4, veut rembourser les fonds publics

mercredi 23 février 2011 08h04
 

FRANCFORT, 23 février (Reuters) - Commerzbank (CBKG.DE: Cotation) a fait état mercredi d'un bénéfice net supérieur aux attentes au quatrième trimestre et la deuxième banque allemande a annoncé qu'elle commencerait à rembourser en 2011 les fonds publics prêtés par Berlin au plus fort de la crise financière.

Le bénéfice net est ressorti à 257 millions lors des trois derniers mois de l'exercice 2010 alors que les analystes prédisaient 132 millions d'euros. Lors de la période correspondante de l'exercice précédent, Commerzbank avait accusé une perte nette de 1,86 milliard d'euros.

Sur l'ensemble de 2010, son résultat net s'établit à 1,43 milliard d'euro, alors que les analystes anticipaient 1,3 milliard.

Sa principale filiale Mittelstandsbank, spécialisée dans le prêt aux entreprises moyennes, a tiré parti de la forte reprise économique constatée en Allemagne, réussissant la meilleure performance de son histoire.

La banque d'investissement et la division de restructuration de portefeuilles ont également contribué aux résultats du groupe à la faveur de leur essor sur le marché et de provisions en baisse.

"Nous avons connu un bon départ en janvier et février a également, à ce jour, été positif", a déclaré le directeur financier Eric Strutz dans un communiqué.

La banque anticipe une poursuite de la baisse des provisions pour pertes sur créances cette année, à hauteur d'au moins 200 millions d'euros, ce qui devrait lui permettre de rembourser les capitaux apportés par Berlin, appelés "participations silencieuses" car ces parts ne donnent pas de droit de vote.

"En 2011, nous prévoyons de finir l'année avec un bénéfice opérationnel aux normes IFRS significativement supérieur à celui de 2010. Il est également dans nos projets de rendre les participations silencieuses de l'Etat allemand en 2011", déclare le président du directoire Martin Blessing dans le communiqué.

(Arno Schuetze, Jean Décotte pour le service français, édité par Nicolas Delame)