23 février 2011 / 06:39 / dans 7 ans

RPT LEAD 4 Le marché salue le redressement confirmé de Natixis

Répétition sans changement avec un graphique de la performance boursière de Natixis

* Bénéfice net de E442 mlns au T4

* Dividende de 0,23 euro par action

* BPCE aura remboursé toutes les aides d‘Etat d‘ici fin mars

* Intérêt confirmé pour Pioneer, pas de calendrier sur l‘avenir de Coface

* Le titre est la plus forte hausse du CAC 40

(Actualisé avec conférence de presse)

par Matthieu Protard

PARIS, 23 février (Reuters) - Natixis (CNAT.PA) a confirmé mercredi son redressement en renouant avec les bénéfices en 2010 après deux années de lourdes pertes du fait de la crise financière.

Recapitalisée à plusieurs reprises en 2008 et 2009 et contrainte de réorganiser ses activités, la quatrième banque française cotée reprend du coup sa politique de dividende après deux ans d‘absence et versera cette année 0,23 euro par action.

Dans le même temps, sa maison mère BPCE (Banque populaire - Caisse d’épargne), propriétaire à près de 72% de Natixis, a fait savoir que l‘intégralité des sept milliards d‘euros d‘aides reçues de l‘Etat français pendant la crise serait remboursée d‘ici à la fin du mois de mars.

A la Bourse de Paris, l‘action Natixis, plus forte hausse du CAC 40 .FCHI, gagnait 5,35% à 4,3480 euros à 13h20 et surperformait l‘indice sectoriel Stoxx 600 .SX7P des banques européennes (+0,43%).

A ce niveau de cours, le titre progresse de 24,5% depuis le début de l‘année, après avoir limité ses pertes à 1,32% en 2010. Mais il reste encore loin de son prix d‘introduction en Bourse fin 2006 à 19,55 euros.

Pour un graphique de la performance boursière de Natixis:

link.reuters.com/dat28r

“Les choses continuent à évoluer dans le bon sens”, relève Pierre Chedeville, analyste financier chez CM-CIC Securities.

“La BFI (banque de financement et d‘investissement, NDLR) semble maintenant stabilisée dans ses fonds de commerce tandis que l‘on sent encore dans les autres métiers un potentiel d‘amélioration”, poursuit-il.

Natixis a signé un quatrième trimestre 2010 supérieur aux attentes avec un bénéfice net en baisse de 48% à 442 millions d‘euros, là où le consensus Thomson Reuters I/B/E/S tablait sur 305 millions d‘euros.

Pour l‘ensemble de l‘exercice 2010, son bénéfice net ressort à 1,7 milliard d‘euros contre des pertes de 1,4 milliard en 2009 et de 2,8 milliards en 2008.

PAS D‘APPEL AU MARCHÉ

“Natixis est vraiment transformé, signe son retour à la rentabilité”, a déclaré Laurent Mignon, directeur général de la banque lors d‘une conférence de presse. “La GAPC (structure de cantonnement des actifs toxiques, NDLR) ne pèse plus sur les résultats”.

“Nous tournons une page”, a renchéri François Pérol, le président de BPCE.

Natixis a dans le même temps réaffirmé ne pas avoir besoin d‘augmentation de capital pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires, affirmant être en mesure de dégager un ratio de fonds propres durs (“core tier one”) supérieur à 8% à compter de 2013, date d‘entrée en vigueur de Bâle III.

Interrogé sur l‘avenir de la filiale d‘assurance crédit Coface qui pourrait être cédée ou faire son retour en Bourse, Laurent Mignon a indiqué que toutes les options étaient encore à l’étude et qu‘il n‘y avait aucun calendrier précis sur une “éventuelle sortie”.

“Le métier de base de la Coface c‘est l‘assurance crédit. Il faut concentrer son énergie autour de ça”, a déclaré le DG de Natixis.

“Un certain nombre des métiers autour de l‘assurance crédit, comme les services sans valeur ajoutée ou dans certains pays l‘affacturage, peuvent être des actifs qui ne sont pas de nature à être pérennes dans le périmètre de la Coface dans sa stratégie de recentrage”, a-t-il ajouté.

François Pérol a quant à lui confirmé l‘intérêt du groupe pour un rachat de Pioneer, la filiale de gestion d‘actifs d‘Unicredit (CRDI.MI), mais a refusé de s‘exprimer sur les discussions en cours avec la banque italienne.

Lors d‘une conférence de presse à Milan, Unicredit a indiqué que les offres fermes pour sa filiale devrait être déposées d‘ici fin mars.

OPTIONS OUVERTES SUR FONCIA

Prié de faire un point sur le projet de cession de Foncia, François Pérol a fait savoir que le groupe ne s’était fixé aucun calendrier pour une cession de la filiale spécialisée dans les services immobiliers résidentiels et que la banque Rothschild étudiait toutes les options pour la valoriser.

“Notre trajectoire de solvabilité ne dépend pas des cessions d‘actifs”, a-t-il insisté, écartant aussi tout projet de fusion entre Natixis et BPCE.

Pour 2010, le bénéfice net de BPCE ressort à 3,64 milliards d‘euros, qui se compare aux 7,84 milliards d‘euros dégagés l‘an dernier par BNP Paribas (BNPP.PA) et aux 3,92 milliards de la Société générale (SOGN.PA). (voir [ID:nLDE71E27U] et [ID:nLDE71E1W5])

Dans le cadre du remboursement des aides publiques, le groupe estime à 815 millions d‘euros le montant des charges d‘intérêt et des dividendes versés à l‘Etat.

Voir aussi:

* Le communiqué intégral du groupe :

link.reuters.com/mas28r

* Les principales données financières du groupe :

link.reuters.com/pas28r

* Deminor demande à l‘AMF de ne pas “enterrer” le dossier Natixis [ID:nLDE71G1K2]

* Natixis écarte le DG de Coface en raison de divergences [ID:nLDE6B91OL]

Edité par Dominique Rodriguez

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