ENCADRE Thales - Le PDG dénonce une tentative de déstabilisation

lundi 14 février 2011 13h38
 

PARIS, 14 février (Reuters) - Luc Vigneron, PDG de Thales (TCFP.PA: Cotation), a dénoncé lundi une tentative de déstabilisation du groupe à la suite des récentes rumeurs "médisantes" selon lesquelles il serait dans le collimateur de l'Elysée.

Le patron du spécialiste de l'électronique de défense, d'aéronautique et de sécurité a assuré avoir reçu jusqu'à présent le soutien du conseil d'administration, où siègent l'Etat et Dassault Aviation (AVMD.PA: Cotation), principaux actionnaires du groupe avec respectivement 27% et 26% du capital.

Selon le quotidien La Tribune du 8 février, le départ de Luc Vigneron aurait été évoqué le 31 janvier lors d'un conseil sur la politique de défense de la France réuni à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy. (voir [ID:nLDE7171FJ])

Lors d'une conférence de presse impromptue organisée pour dévoiler avec dix jours d'avance les résultats préliminaires du groupe pour 2010, Luc Vigneron a laissé entendre que ces rumeurs pourraient venir de l'ancienne équipe dirigeante de Thales.

"Ces rumeurs ne correspondent pas à la réalité que je vis dans l'entreprise", a-t-il dit. "Je pense que les personnes qui sont derrières ces rumeurs ont des intérêts douteux."

"Je pense que ces rumeurs trouvent l'essentiel de leur origine dans des personnes qui ont quitté l'entreprise et ne partagent pas le diagnostic sur les besoins de l'évolution de l'entreprise, et cherchent peut-être aussi à distraire l'attention du bel héritage qu'ils auront laissé derrière eux", a-t-il ironisé.

Dans une lettre aux salariés de Thales rendue publique vendredi par Les Echos, Luc Vigneron s'était déjà vigoureusement défendu contre les attaques dont il fait l'objet.

Thales a annoncé lundi anticiper une perte opérationnelle courante proche de 100 millions d'euros pour 2010 en raison de charges et de provisions complémentaires, notamment sur l'avion de transport militaire A400M.

Luc Vigneron a chiffré à plus de 1,2 milliard d'euros sur 2009 et 2010 les dérives de coûts liées à des contrats antérieurs à son arrivée, au début 2009. [ID:nLDE71D0C1]

(Edité par Dominique Rodriguez)